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Daniel Marois

Est-ce bien nécessaire que toute l'humanité soit en péril pour faire un bon roman?
Ceci dit, quel animal peut bien prétendre vouloir imposer un seul livre à ce drÎle d'été.
Il y a dans les polars de Jussi Adler-Olsen quelque chose de fascinant. Ce sont pourtant tous des romans classiques de procédure policiÚre, relevant donc de la plus ancienne facture du roman de genre.
D'un chapitre à l'autre, le lecteur bascule entre responsabilité et liberté, instinct de survie et instinct de mort, lourdeur socioaffective et individualisme outrancier.
Un nouveau Philip Kerr, c'est une chose, mais lorsqu'il met en vedette l'un de mes personnages récurrents favoris, Bernhard Gunther, alors là, je me précipite!
Le Glasgow que présente Gordon Ferris dans La FiliÚre écossaise se situe tout juste aprÚs la guerre, alors que la ville et ses habitants cherchent à reprendre une vie normale suite à la tragédie mondiale.
Il n'y a pas une grande tradition du roman noir chez les auteurs quĂ©bĂ©cois. Le Amqui d'Éric Forbes emprunte donc une route rarement frĂ©quentĂ©e.
Dans ses premiers romans, Victor del Arbol scrutait les impacts de la grande histoire (sous Franco, sous Staline) sur la vie de ses personnages contemporains. Avec La veille de presque tout, il s'attache Ă  la petite histoire des gens, leur intimitĂ©, dans un polar oĂč le chaos combat l'harmonie.
Avec des titres tels que Famille parfaite, Preuves d'amour, Derniers adieux, vous conviendrez qu'il n'y a pas là de quoi intriguer un amateur de roman noir! Comme il y a un petit peu de préjugés là-dessous, j'ai décidé de plonger dans son nouveau polar, Le Saut de l'ange.
Soit il y a moins de polars qui nous arrive de France, ou bien la production est défaillante, quoi qu'il en soit, j'en ai déniché deux suffisamment intéressants pour vous les présenter!