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cynisme politique

Il me semble que c'est là l'imposture qui bruisse sournoisement parmi les ronchonnements de notre époque... inculte (et fière de l'être parfois même), comme si rien n'avait déjà été dit, ou écrit.
Quand on sait comment le Parti québécois a utilisé le mouvement étudiant pour se faire élire après le printemps érable, on ne peut être que déçu de voir Martine Desjardins se présenter pour ce parti dans Groulx.
Ce n'est pas pour rien que le cynisme grandit devant la classe politique, dans l'opinion publique. Cette vieille politique déjà toute prévue d'avance, qui opte pour le wedge issue au lieu d'un projet rassembleur, semble coller à l'Assemblée nationale.
La classe politique actuelle peine à suivre le rythme demandé par la population. Que ce soit en matière d'accès à l'information, de rectitude politique ou de simple honnêteté et de bon vouloir, on sent que, pour le politicien, lui demander de se fier sur sa population s'apparente à lui arracher une dent (lire «pouvoir»).
Dans un système où les partis cherchent à plaire à tout le monde, ils finissent par ne plaire à personne. Et, tristement, autant le taux de satisfaction envers le gouvernement actuel que le niveau de cynisme perpétuel le démontrent.
Les citoyens se désintéressent de plus en plus de la politique. Un phénomène qui perdure depuis des années et qui ne semble pas être près de se résorber. Qui pourrait leur en vouloir? Sauf que, tranquillement, notre cynisme politique érode nos institutions. Il s'agit d'un cercle vicieux: moins on s'implique, moins le gouvernement nous ressemble, moins on s'y identifie, moins on s'implique.
Le recours aux tribunaux semble être devenu l'ultime moyen d'assurer la régulation et la gestion des affaires publiques comme privées. J'ai cependant beaucoup de difficultés à croire que la solution doive être appréhendée à travers la perspective d'une judiciarisation de la gouverne. La clé ne se retrouverait-elle pas plutôt dans le retour à des pratiques plus respectueuses d'autrui comme le dialogue, la négociation, ainsi que le compromis? Peut-être suis-je trop utopiste...
La chronique qui suit est un peu preachy, je le réalise. Mais j'ai été récemment tellement troublé par une conversation que j'ai entendue que je ne peux résister. Corrompus. Voleurs. En politique pour eux-mêmes. C'est le genre de commentaires que j'ai entendus sur les hommes et femmes politiques, commentaires pronouncés par des jeunes qui voteront pour la première fois lors de la prochaine élection - s'ils votent. Encore adolescents, leur discours suaintait du plus profond cynisme. C'est déprimant.
Certains disent que nous vivons une révolution, voire un « printemps érable ». J'ai toujours cru qu'une révolution se faisait lorsqu'une société en avait vraiment besoin; en dernier recours. Je pensais aussi que toute la société devait participer à la révolution si telle en était le cas... C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne croyais pas en l'utilité de la grève et que j'ai cofondé le MÉSRQ. Je souhaitais que nous trouvions une autre manière de régler le défi lancé par les associations étudiantes.