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Pierre-Yves Lemieux a pris le parti d'adapter à la scène le roman d'Anne Hébert, Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais. Le titre de la pièce s'est limité à celui de l'héroïne Clara, et c'est en effet le parcours de la jeune fille que l'on suit, de sa naissance à sa rencontre avec le lieutenant.
Comme souvent, le Théâtre du Nouveau Monde mise sur des pièces riches, longues, avec beaucoup d'acteurs, aux grandes mises en scène et dans des décors spectaculaires, et ce nouveau Roméo et Juliette s'inscrit bien dans cette tendance.
Dans cette comédie amoureuse, pièce de boulevard légère, drôle et pleine de rebondissements et d'intermèdes musicaux, le texte de Laurent Ruquier a été légèrement modifié par Denise Filiatrault.
Au fil des rounds, le comportement de l'arbitre se modifie. Elle n'est pas aussi fiable et juste qu'on aurait pu le croire ou le vouloir. Elle a même quelques aspects inquiétants...
FLQ, attentats à la bombe, destruction de la statue de la reine Victoria, Samedi de la matraque, discours de De Gaule, crise d'Octobre, histoire du drapeau canadien... tout y passe sans que Robert Lepage ne prenne vraiment parti. Ce qu'il veut avant tout, c'est ne pas oublier.
Tous les coups sont permis. La femme a le dessus. Ils se bagarrent au sol, se font mal, s'étreignent, se séparent épuisés. L'amour peut être très douloureux, quand il n'en reste que les souvenirs...
Sur la vaste scène du théâtre Jean-Duceppe, rien d'autre que le grand carrelage noir et blanc d'une cuisine, une table et deux chaises dont l'une est occupée presque tout le temps par le fils et l'autre laissée libre par la mère, trop occupée qu'elle est à jouer la comédie de sa vie.
Televizione se révèle un ramassis de clichés et un texte pas très abouti où on nous répète encore et encore les mêmes choses.
Après la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale, Mike se retrouve à Rome en Italie. Rome est un théâtre de ruines. Le problème est que Mike ignore que ces ruines sont sans rapport avec la guerre, et ne sont rien de moins que les vestiges du grand Empire romain...
Vocation humanitaire? Devoir de dénoncer? Commerce de l'horreur? Que révèlent ou ignorent ces photographies qui atteignent tout droit nos émotions en esthétisant le malheur?