couillard porter

Certains disent que le hasard fait bien les choses... C'est vrai, du moins, dans le cas du dossier «Porter/Couillard». Il ne fait aucun doute que, pour ces deux hommes intègres, les astres se sont souvent alignés, comme par magie.
Faire du Québec un territoire de misère économique et sociale en échange de quelques mirages fiscaux pour une majorité qui n'a rien compris à l'enjeu véritable. C'est la méthode Porter qui a trouvé preneurs. Quelle tristesse!
Quelles sont les circonstances qui ont amené la nomination du docteur Philippe Couillard au titre de membre du Comite de surveillance des activités de renseignement de sécurité, le fameux CSARS?
Elle est bien loin l'époque où Philippe Couillard, alors ministre de la Santé sous le gouvernement Charest, était presque sympathique à nos yeux. En ce temps là, même si on ne votait pas pour son parti, on pouvait tout de même entrevoir une figure charismatique et digne.
Comme Philippe Couillard aspire à devenir premier ministre du Québec, les citoyens sont en droit d'être rassurés quant à son intégrité et son jugement, et d'obtenir des garanties qu'il a toujours agi de façon avisée, consciencieuse et responsable. L'intéressé ne se gêne pas pour mettre en doute la probité de ses adversaires. Or, il devrait montrer plus de réserve...
Phillipe Couillard a dit deux choses au sujet du passé trouble de son parti en matière éthique. Pour être poli, je dirai qu'il a été paradoxal. Interrogé ce dimanche à savoir s'il était «à l'aise avec l'héritage de Jean Charest», il a répondu: «Je suis à l'aise avec tout l'héritage du PLQ». Donc, c'est oui.
Comme c'est parti, les électeurs semblent résignés à renfiler de vieilles pantoufles confortables, mais usées à la corde. Il ne reste plus qu'à savoir si elles seront bleues ou rouges et si nous devrons les endurer pendant quatre ans ou le temps d'un autre gouvernement minoritaire.