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chefferie du pq

Pierre Karl Péladeau a le vent en poupe dans la course au leadership au Parti québécois mais on oublie, parfois, qu'il est un néophyte en tant que politicien, comme le montre son entrevue à RDI avec Gérald Filion.
Il faut ouvrir le vote de la course à la chefferie du PQ à la population. Cette proposition peut sembler une piÚtre façon d'essayer de s'ouvrir aux gens, mais c'est plutÎt une maniÚre de rallier le plus grand nombre d'indépendantistes derriÚre le prochain ou la prochaine chef.
La part de la question sociale dans le projet de pays est aujourd'hui plus qu'indispensable. L'austérité dans laquelle nous plongent le gouvernement libéral et le conservatisme idéologique du gouvernement de Stephen Harper nous démontrent la nécessité de faire naßtre un pays qui finalement aura l'ensemble des leviers pour mener à un projet de société égalitaire et juste.
Je suis en politique pour ĂȘtre avec le monde, les accompagner dans leurs projets et faire avancer le QuĂ©bec. Je constate malheureusement que la course Ă  la direction, telle que partie avec ses sempiternels dĂ©bats sur la mĂ©canique et la couleur de la margarine souverainiste, ne me permettra pas de vivre cet engagement.
Les derniÚres déclarations d'Alexandre Cloutier laissent peu de doute quant à l'orientation qu'il souhaiterait donner au Parti québécois. Le député de Lac-Saint-Jean désire prendre les commandes du Parti fondé par René Lévesque en plaidant pour le retour de la bonne conscience dans les rangs du PQ.
Les récents constats de Bernard Drainville sont, il faut l'admettre, trÚs lucides et son point sur le choix que les Québécois doivent prendre dans une éventuelle question référendaire entre la province canadienne et le pays est juste.
Dans la course à la direction qui s'annonce, Alexandre Cloutier figure comme le candidat le plus apte à rajeunir l'image du Parti québécois et à rassembler la génération montante.
Si on veut résumer en une métaphore le résultat de l'élection du 7 avril, cela irait un peu comme ceci: nous avons beaucoup déçu notre blonde (notre électorat). Elle ne voulait pas embarquer dans notre beau grand bateau vers un référendum et vers la souveraineté - elle a compris que c'est là qu'on souhaitait aller quand on a sorti notre PKP.
Les citoyens aiment les politiciens qui agissent positivement, qui sont porteurs d'espoir. Véronique Hivon en est. Elle changerait assurément le ton des débats politiques et permettrait de faire avancer plusieurs projets qui sont chers aux Québécois.
Puisqu'il le faut, le Parti quĂ©bĂ©cois devra se trouver un nouveau ou une nouvelle chef. MĂȘme s'il a beaucoup de temps pour le faire et que la majoritĂ© libĂ©rale lui laisse amplement le temps de le faire, le PQ doit quand mĂȘme Ă©tudier ses options. Pour ce faire, il doit remettre les choses en perspective.