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cegeps anglophones

L'Ă©lection d'un gouvernement minoritaire le 4 septembre dernier a rapidement conduit les analystes Ă  comprendre que le gouvernement Marois devra nĂ©gocier avec l'opposition pour faire voter certains Ă©lĂ©ments de son programme. Selon Michel David du Devoir, «le PQ ne sera pas en mesure de mettre en Ɠuvre la 'gouvernance souverainiste'. Il faudra oublier la 'nouvelle loi 101' tout comme la citoyennetĂ© quĂ©bĂ©coise, sans parler du rĂ©fĂ©rendum d'initiative populaire» (RIP).
Il est bien regrettable que des quartiers montréalais autrefois francophones se soient transformés aussi rapidement. Non pas qu'il faille déplorer l'apparition de la multiethnicité dans plusieurs secteurs de la ville. C'est là, au contraire, un enrichissement. Le grand mal, c'est plutÎt l'exode massif des francophones vers les banlieues. Comment voulez-vous que les immigrants s'intÚgrent à la majorité si cette majorité n'est plus visible autour d'eux?
Personnellement, je suis trÚs mal-à-l'aise de penser que le Québec va limiter le droit de nos jeunes adultes qui veulent fréquenter le cégep de choisir l'institution qui correspond le mieux à leur choix de vie et à leurs ambitions. Est-il légitime de restreindre l'accÚs aux cegeps anglophones aux seuls étudiants dont le pÚre ou la mÚre a reçu son éducation primaire et secondaire en anglais au Canada? Pourquoi permettre à un jeune adulte francophone de fréquenter l'Université McGill, mais pas le CollÚge Dawson? Quel genre de société voulons-nous construire?