bashing

Peut-on reconnaître qu'il existe au Canada anglais une panoplie de chroniqueurs qui aiment casser du sucre sur le dos du Québec et dont le sport national est le Quebec bashing?
Avouez que le titre de ce billet a de quoi rendre mal à l'aise. Admettez également que ce sentiment provient du fait que vous croyez qu'il sera question d'une énième flagellation à propos du sentiment identitaire québécois.
Les gens du Montreal Gazette et du National Post ont été fort courroucés par le fait que les méchants «séparatistes» du Bloc québécois profitent de la ferveur olympique afin de mousser le patriotisme québécois. En ce pays du Canada, il est tout à fait légitime de célébrer toutes les identités du monde sauf celle du Québec. C'est connu.
OTTAWA – Les députés à Ottawa ont refusé le dépôt d’une motion du Bloc québécois pour dénoncer une campagne de « Québec bashing
Dans plusieurs médias anglophones, et à un degré moindre dans la presse francophone fédéraliste et la radio dite poubelle, la présente campagne électorale a été marquée par une escalade du discours de dénigrement des Québécoises et Québécois qui appuie le projet de souveraineté, le français comme langue commune ou le projet de laïcité.
Depuis le début de notre Histoire, les Anglais se sont assurés de ne jamais avoir à côtoyer les Canadiens français. Dans leurs colonies, ils adoptaient une technique aristocratique afin de bien baliser les différences: l'indirect rule. Cette culture du mépris de l'Autre a donné naissance au multiculturalisme.
Nous sommes nombreux à déplorer le glissement du débat sur la Charte des valeurs québécoises aux quasi seuls signes religieux. Nous sommes aussi étonnés du déferlement de haine des médias anglophones et du parti pris démagogique de la droite québécoise à son endroit. Et que penser de la primauté que s'accorde le gouvernement des juges sur les représentants du peuple?
RÉTRO 2013 - Tout est bon pour salir le Québec. Mais les faits importent peu, le Québec commet la faute impardonnable de souhaiter préserver sa différence. Le Quebec-bashing n'est pas un phénomène nouveau dans le Canada anglais, mais sa prolifération et sa banalisation doivent être dénoncées une fois pour toutes.
PREMIÈRE DAME - Pour ses détracteurs, le féminisme s'arrête aux pieds de Valérie Trierweiler. Une mode, une de plus. Le Valérie-Bashing. Cette mode, qui date du 6 mai 2012 consiste à épier, critiquer les moindres faits et gestes de la première dame.