anniversaire polytechnique

Depuis 27 ans aujourd'hui, le début du mois de décembre est marqué par la commémoration de la tuerie de l'École polytechnique
Impossible pour Louis Courville d'oublier la tuerie du 6 décembre 1989. Il y a 25 ans, il dirigeait Polytechnique. Dans un
Alors que le Canada rend hommage aujourd’hui aux 14 femmes tuées le 6 décembre 1989 dans le drame de l’école Polytechnique
6 décembre 1989, 6 décembre 2014. 25 ans après la tragédie de Polytechnique, le Huffington Post Québec a invité ses blogueurs
Je sais qu'aujourd'hui, les médias traditionnels et sociaux ne parleront que de Polytechnique. Avec raison. Je vais donc vous parler de mon 6 décembre 1989.
J'avais 9 ans le matin du 7 décembre 1989, au lendemain de la tragédie de Polytechnique. La télé diffusait en boucle des images du drame. Mon drame à moi, dans ma tête de ti-cul de neuf ans, se jouait dans la cuisine.
Beaucoup de chemin a été parcouru en 25 ans. De nouvelles lois et politiques promouvant l'égalité entre les femmes et les hommes ont été adoptées. Malgré cela, il est difficile de célébrer.
Cela fait 25 ans. 25 ans que l'on occulte, moins, mais encore trop souvent, le caractère spécifiquement misogyne de cette tragédie. Je ne comprends pas. Reconnaître et nommer la violence à l'égard des femmes n'est ni féministe ni antiféministe, c'est un acte de civisme, de lucidité et d'humanisme.
Cette tuerie qui a fait le tour du monde, nous en gardons tous un souvenir douloureux. Mais au-delà du devoir de mémoire, où en sommes-nous aujourd'hui en matière de condition féminine?
Nous soulignons la Journée nationale de commémoration contre la violence faite aux femmes en mémoire du meurtre de 14 jeunes femmes survenu à l'École Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989. Ce geste de violence sexiste a poussé notre société à dénoncer le phénomène de la violence envers les femmes.