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5 préjugés sur le Moyen-Orient dont je me suis débarrassée en habitant le Sultanat d'Oman

La destination fait peur de par sa situation géopolitique, mais si on laisse tomber quelques préjugés, il y a de vrais trésors à découvrir sous le ciel d'Arabie.
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En 2008, j'ai pris ma valise et je suis partie pour un contrat de travail de 6 mois au Moyen-Orient, plus précisément au sultanat d'Oman, dans la ville de Mascate. J'ai rencontré mon mari (un Montréalais qui travaillait là-bas) et nous avons habité le sultanat pendant environ 4 ans.

Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avant mon départ, ne connaissant pas trop ce coin de la planète, ayant fait des recherches sommaires et m'appuyant sur ce que me relayaient les médias.

Après y avoir vécu ces années, voici quelques préjugés sur le Moyen-Orient dont je me suis débarrassée en vivant au sultanat d'Oman.

Être voilée ne veut pas toujours dire être soumise

Je ne parle pas ici de tous les pays, de tous les cas. Je parle ici d'une multitude de femmes que je connais personnellement, qui sont fortes, éduquées, qui ont des carrières intéressantes, qui sont mariées ou pas, mères ou pas.

Je parle de femmes ouvertes sur le monde, qui sont dans une relation saine avec leur mari et leur famille, et qui portent le voile. Parce que oui, ça existe.

Non, ce n'est pas le cas de toutes.

Il est possible d'être une femme non voilée expatriée dans la région, et d'y être vue comme une égale

Comme je me fais souvent poser la question, non je ne portais pas le voile. Je suis athée.

On m'avait prévenu avant mon départ : je ne serais jamais considérée comme personne à part entière en tant que femme occidentale. J'ai pourtant travaillé dans un bureau et dans une école et l'on m'a considérée comme une égale, tant au niveau professionnel que personnel. Mes compétences étaient reconnues à leur juste valeur, et j'ai occupé le même poste qu'un homme omanais.

Il y est possible de pratiquer sa religion en laissant l'autre libre

Ce n'est pas toujours le cas, et c'est l'image qui est renvoyée sur le sujet dans la plupart des médias de masse. J'ai vécu dans un pays voisin de l'Arabie saoudite et du Yémen, et j'ai vu des gens pratiquer leur religion avec beaucoup de tolérance et d'ouverture envers les étrangers et envers ceux qui ne partagent pas leurs croyances.

Je sais que ce n'est pas la ligne directrice dans quelques pays voisins, mais pour ma part j'ai une expérience très positive de la cohabitation de l'islam et de l'étranger.

La famille et les liens intergénérations sont souvent une grande priorité

Avant de partir, j'avais en tête l'image de l'homme arabe froid et distant avec ses enfants et sa famille. Mon expérience m'a montré des pères aimants et aidants. Les familles habitent souvent des maisons multigénérationnelles. La société considère qu'il est normal de s'occuper de ses aînés, et je trouve que c'est quelque chose de très intéressant à assimiler dans la nôtre. Voir des petits-enfants, des parents et des grands-parents cohabiter de la sorte a changé ma perception sur le sujet.

Le Moyen-Orient n'est pas dangereux partout, tout le temps

On a bien sûr en tête toutes ces guerres qui déchirent le Moyen et le Proche-Orient, et l'on a bien raison de ne pas avoir envie de faire du tourisme n'importe où. Pourtant, le Moyen-Orient n'est pas dangereux partout. Il est possible de vivre dans plusieurs pays du Golfe arabe avec un sentiment de sécurité, et surtout d'y faire un séjour touristique en toute sérénité.

La destination fait peur de par sa situation géopolitique, mais si on laisse tomber quelques préjugés, il y a de vrais trésors à découvrir sous le ciel d'Arabie !

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