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15/09/2016 09:29 EDT | Actualisé 15/09/2016 09:29 EDT

Les conservateurs ne comprennent toujours pas: pour les Canadiens, la sécurité et les droits sont importants

La politique de la division et de la peur à laquelle ont eu recours les conservateurs lors de la dernière élection a été massivement rejetée par les Canadiens. Qu'il s'agisse de Kellie Leitch, qui joue le jeu de la xénophobie, ou de Tony Clement, qui se rit de nos droits en les piétinant, il semble bien que le Parti conservateur n'ait toujours pas compris.

Les conservateurs ont perdu l'élection de l'an dernier parce qu'ils étaient déconnectés. Cette semaine, le député conservateur Tony Clement a dévoilé un plan qui prouve à quel point son parti est encore déconnecté en matière de sécurité nationale. Les conservateurs ne comprennent toujours pas : les Canadiens s'attendent à ce que leur gouvernement protège à la fois leur sécurité et aussi, leurs droits.

Pendant que notre gouvernement concentre ses efforts sur la croissance économique au profit des Canadiens de la classe moyenne, M. Clement a d'autres idées. Au lieu de chercher à inspirer aux Canadiens des idées sur la manière de rendre le Canada meilleur, il cherche à profiter de l'ignorance et à éveiller la peur. Il a présenté un plan qui est irréalisable et inconstitutionnel, et qui ne protégera pas davantage les Canadiens.

Sa proposition la plus extrême consiste à mettre derrière les barreaux des Canadiens pour des crimes qu'ils n'ont pas commis. Ce serait parodier nos droits et l'idée même de la justice - les valeurs qu'il prétend défendre.

Le gouvernement précédent a criminalisé la promotion du terrorisme en termes si généraux que certains ont pensé que des annonces d'une campagne conservatrice montrant des vidéos du groupe armé État islamique seraient illégales. M. Clement propose maintenant d'en remettre encore avec cette approche mal inspirée.

Ce que veulent les Canadiens, c'est une consultation et un dialogue réfléchis, inclusifs. Ils ne veulent pas de rumeurs inquiétantes, ils ne veulent pas de la naïveté.

Il essaie de faire craindre l'immigration en proposant une enquête plus poussée. Or, le Canada possède déjà une approche robuste, en plusieurs étapes, conçue par le SCRS, la GRC et les autres organisations chargées de notre sécurité.

Ses autres idées sont ou bien floues (par exemple, accorder une attention supplémentaire, ce qui reste à définir) ou bien tout simplement copiées. Un bureau contre la radicalisation ? C'est directement tiré de la plateforme libérale. Des contrôles à la sortie pour améliorer la sécurité à la frontière ? Notre gouvernement a déposé le projet de loi au mois de juin. Une supervision parlementaire des organisations chargées de notre sécurité ? C'était aussi dans la plateforme libérale et un projet de loi a été déposé à la Chambre des communes.

En réalité, ce que veulent les Canadiens, c'est une consultation et un dialogue réfléchis, inclusifs. Ils ne veulent pas de rumeurs inquiétantes, ils ne veulent pas de la naïveté. Le public veut être honnêtement informé et sincèrement sollicité.

C'est pourquoi notre gouvernement tient des consultations sur le cadre canadien en matière de sécurité nationale, pour donner aux Canadiens l'occasion d'avoir leur mot à dire sur la manière de les protéger, de protéger leurs droits et libertés.

Nous sommes déterminés à corriger les erreurs commises par le gouvernement précédent avec le projet de loi C-51 en donnant aux Canadiens l'occasion d'être entendus et en abrogeant les éléments de ce projet de loi qui posent problème.

Nous allons tenir les engagements que nous avons pris auprès des Canadiens, en garantissant que tous les mandats du SCRS sont conformes à la Charte des droits et libertés; en protégeant le droit des Canadiens de participer à des manifestations et à activités militantes légitimes; en soutenant plus solidement les gens dont le nom se trouve par erreur sur les listes de sécurité du transport aérien; en réduisant la portée des définitions trop générales de la loi en matière de sécurité; et en exigeant un examen législatif des changements apportés à la Loi antiterroriste après trois ans.

Nos consultations au sujet de la sécurité nationale serviront à demander aux Canadiens quoi d'autre ils jugent nécessaire à leur protection et à la protection de notre mode de vie démocratique.

La politique de la division et de la peur à laquelle ont eu recours les conservateurs lors de la dernière élection a été massivement rejetée par les Canadiens. Qu'il s'agisse de Kellie Leitch, qui joue le jeu de la xénophobie avec son test sur les valeurs, ou de Tony Clement, qui se rit de nos droits en les piétinant, il semble bien que le Parti conservateur n'ait toujours pas compris.

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