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09/02/2018 09:00 EST | Actualisé 09/02/2018 10:58 EST

Je suis fière de mon grand, et pas parce qu’il va aux Jeux olympiques

Parce qu’il fait ce qui le rend heureux plus que tout au monde.

Fournie par Mélanie Turcotte

Quand tu as un fils comme Éliot, tout va vite, tout se peut et surtout rien n'est impossible. Jamais rien n'arrête Éliot qui carbure aux défis, plus le défi est grand, plus il est content. C'est un garçon qui regarde en avant et je le trouve très inspirant.

Depuis toujours, il me «challenge», me pousse à m'améliorer et à croire... croire en quoi? Croire que tout se peut, alors je le supporte du mieux que je peux dans son rêve olympique de petit gars haut comme trois pommes, car je crois profondément en lui.

Les Jeux olympiques en snowboardcross à 16 ans, qui aurait pu y croire? Éliot devait y croire pour que ça arrive. Sa vie est remplie de surprises plus belles les unes que les autres. Il devance toujours ses plans, pas de temps à perdre avec lui, et moi je dois suivre et m'ajuster à tout ça. Parfois, souvent, ça va un peu trop vite pour moi, il faut que je me retourne sur un dix sous. Ça m'amène à me dépasser, à sortir de ma zone de confort et à être créative afin de trouver des idées pour le supporter financièrement.

Grâce aux expériences qu'Éliot me fait vivre, j'ai appris que la peur ne mène à rien qu'il faut croire et prendre action. Confiance et action égalent réussite et atteinte d'objectif. Éliot ne s'est pas rendu aux Jeux olympiques à 16 ans seulement sans aucune raison. Plus j'y pense et plus je me dis qu'Éliot est entrée dans ma vie pour me faire avancer sans avoir peur. Et je crois qu'il a accompli sa mission!

Sinon, comme tous les parents, je suis fière de mon grand, pas parce qu'il va aux Jeux olympiques non, mais parce qu'il fait ce qui le rend heureux plus que tout au monde. Parce que ses yeux sont remplis d'étoiles, comme lorsqu'il avait 2 ans et que casser des œufs le rendait fier. Une maman, ça veut voir la fierté et le bonheur jaillir de son enfant tout simplement! Oui, son talent et sa passion font qu'il sera plus connu qu'un jeune qui est doué en mathématique, disons, mais la maman du jeune mathématicien est aussi fière que moi de son enfant, car il heureux.

Il est important de laisser nos enfants être ce qu'ils sont, ne pas essayer de les modeler à notre image, on a beaucoup à apprendre d'eux.

Selon moi, il est important de laisser nos enfants être ce qu'ils sont, ne pas essayer de les modeler à notre image, on a beaucoup à apprendre d'eux. Qui aurait dit que de laisser Éliot descendre des pentes enneigées debout dans des soucoupes bleues à 2 ans et demi avec un casque de hockey pour sa sécurité lui aurait fait découvrir sa passion qui est le snowboard? Nous lui en avons laissé faire des cascades à Éliot, il a toujours eu besoin de sensation forte. Aller patiner, ce n'était pas assez, il fallait apporter des objets pour qu'il puisse sauter au-dessus. Faire du vélo, le ventre sur le siège pour finir sur le «well», ça c'était le fun. Faire de la trottinette sur les blocs de béton, beaucoup mieux que dans la rue. Et il a commencé tout ça entre 2 ans et demi et 5 ans. Nous aurions pu l'empêcher, par peur des dangers, mais moi et son papa avons décidé de lui faire confiance, de le laisser vivre ses expériences en lui expliquant quelques règles de sécurités, dont celle de mettre un casque.

Je crois que toute cette liberté à vivre ses expériences depuis sa tendre enfance nous a tous préparés autant lui que nous à vivre cette ultime expérience sportive que sont les Jeux olympiques.

Je lui souhaite qu'il s'amuse comme il sait si bien le faire et qu'il soit fier de lui, car moi je le suis déjà: je suis sa maman!

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