LES BLOGUES
04/07/2013 10:37 EDT | Actualisé 03/09/2013 05:12 EDT

Les forces en présence dans la NFL: Raiders, Jaguars, Jets et Bills

À compter du 17 juillet, les 32 équipes de la NFL fouleront tour à tour le terrain aux traits hachurés lors de leur camp d'entraînement estival. Ceux-ci s'échelonneront sur près de deux mois, incluant quatre semaines de matchs préparatoires. Plus de 60 jours nous séparent de la joute d'ouverture du 5 septembre qui opposera les Ravens de Baltimore, champions défendants, aux Broncos de Denver.

Bien entendu, chaque organisation prendra une tonne de décisions qui changeront la donne d'ici au premier botté d'envoi. Mais on en connaît suffisamment, maintenant que la séance de repêchage est chose du passé et que la plupart des agents libres d'importance ont trouvé preneur, pour établir un premier état des forces dans le circuit Goodell. Sans plus attendre, analysons les positions 29 à 32.

32. Raiders d'Oakland (Fiche en 2012 : 2-14)

Aucune formation de la NFL n'avait plus de trous à combler à des positions névralgiques que les Raiders avant l'ouverture du marché des joueurs autonomes et la tenue du repêchage. Le DG Reggie McKenzie n'a pas nécessairement fait du mauvais travail durant l'entre-saison, mais bien minces sont les chances que l'impact des nouveaux venus ne se traduise par une sortie du sous-sol à court terme.

À l'attaque, le contrat du vétéran Carson Palmer a été racheté par la direction de l'équipe californienne, une décision inévitable compte tenu du désastre qu'a constitué son passage à Oakland, et qui ne manquera pas de se faire ressentir sur la masse salariale du club, déjà précaire en dépit des déboires de l'équipe. Son remplaçant, Matt Flynn, acquis des Seahawks de Seattle contre deux choix, n'a que deux départs à son actif chez les professionnels malgré ses 28 ans. Nul besoin de préciser qu'il n'inspire pas encore confiance à qui que ce soit, lui qui n'a pas lancé le moindre ballon en saison régulière depuis janvier 2012. On ne serait guère surpris que l'un de Tyrelle Prior ou Tyler Wilson lui ravisse le poste à un moment ou un autre.

Dur d'imaginer une saison 2013 pire que ne l'a été la précédente pour le porteur de ballon Darren McFadden. Run-DMC est un athlète au talent exceptionnel, mais grandement ralenti par des blessures répétitives au pied et au genou. Même s'il a disputé 12 des 16 matchs des Raiders l'an dernier, il n'a pas été l'ombre de lui-même (3 touchés, dont un par la passe) et doit absolument rebondir si les Raiders veulent avoir la moindre chance de disposer d'une attaque potable.

De l'autre côté du ballon, Oakland espérera une contribution immédiate de son choix de premier tour, le demi de coin D.J. Hayden, 12e sélection en avril dernier. L'une des grandes difficultés qu'ont connu les hommes de Dennis Allen en 2012 a été le nombre de verges et de longs jeux accordés par la passe. La signature la plus notable de l'équipe, le maraudeur Charles Woodson, ancien des Packers de Green Bay, devrait aider à stabiliser la défensive aérienne des Raiders. Finalement, le leader incontesté de la ligne défensive demeurera Lamarr Houston, qui devra prendre les bouchées doubles puisqu'il sera entouré de joueurs inexpérimentés.

À surveiller à l'attaque:l'émergence de Rod Streater, ailier espacé de deuxième année

À surveiller en défensive:l'apport de Charles Woodson au poste de maraudeur

31. Jaguars de Jacksonville (Fiche en 2012: 2-14)

La plus belle addition du côté offensif pour les Jaguars sera sans contredit celle du plaqueur Luke Joeckel, un spécimen de 6 pieds 6 pouces qui protégera efficacement Blaine Gabbert, Chad Henne ou quiconque agira à titre de quart-arrière partant. L'absence d'un candidat bien établi au poste de quart n'est d'ailleurs que l'une des nombreuses raisons pour lesquelles l'équipe floridienne sera à nouveau condamnée à la médiocrité cet automne.

Après la pire campagne de son histoire, Jacksonville a procédé à des changements radicaux dans ses bureaux (de nouveaux visages aux postes de DG et d'entraîneur-chef) et à une cure de rajeunissement sur le terrain. Bien qu'il ne manque pas de jeunes espoirs remplis de potentiel au sein de l'organisation, les Jags en seront à la première année d'une phase de reconstruction qui pourrait s'échelonner sur quelques saisons.

Gabbert, ancien premier choix des Jags, a-t-il épuisé ses chances de prouver qu'il possède les aptitudes requises pour connaître du succès dans la NFL? Henne a quant à lui bien fait à prime abord quand Gabbert est tombé au combat à la mi-saison, mais s'est ensuite écrasé lamentablement alors que les Jaguars terminaient l'année avec une séquence d'une victoire contre cinq revers. Durant cette période, il a lancé quatre interceptions de plus que de passes de touché.

Si elle souhaite représenter une plus grande menace qu'elle ne l'était en 2013, l'attaque des Jaguars devra se fier sur un Maurice Jones-Drew en pleine santé. Une intervention chirurgicale à un pied a coûté la quasi-totalité de la dernière saison au porteur de ballon étoile. Il sera bien épaulé par un porteur substitut de qualité en Justin Forsett, qui a prouvé sa valeur l'an dernier avec les Texans de Houston. Au poste d'ailier espacé, Cecil Shorts III est sorti de nulle part en 2012 pour s'imposer comme une cible fiable. Le duo qu'il formait avec la recrue Justin Blackmon a causé bien des maux de tête aux lignes secondaires, surtout en deuxième moitié de saison. Blackmon ratera toutefois les quatre premières parties du calendrier pour avoir enfreint la politique anti-dopage de la NFL.

La contribution de Jason Babin au sein de la ligne défensive a été l'une des belles surprises de l'autre côté du ballon en 2012. La jeune défensive aérienne des Jaguars sera menée par le demi défensif Dwight Lowery, qui a prouvé être capable d'un boulot plus qu'honnête lorsqu'il n'est pas sur la touche. Paul Posluszny est quant à lui le joueur le plus redoutable de la défensive des Jaguars. Le secondeur de ligne en a mis plein la vue la saison dernière en réalisant 106 plaqués et trois interceptions.

À surveiller à l'attaque: Denard Robinson, joueur rapide et polyvalent, possiblement la carte cachée des Jaguars

À surveiller sur les lignes de côté:le travail du nouvel entraîneur, Gus Bradley

30. Jets de New York (Fiche en 2012: 6-10)

La plupart des équipes qui composent les 10 derniers rangs de ce classement se trouvent dans une situation peu enviable au poste de général à l'attaque, et les Jets ne font pas exception à cette tendance. Les gaffes commises par Mark Sanchez ont atteint de nouveaux sommets lors d'un départ absolument désastreux contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre en novembre dernier (défaite de 49-19). Les partisans des Jets ne l'ont pas oubliée, celle-là. Les dirigeants ont réagi à la décevante saison de Sanchez en sélectionnant celui que plusieurs voyaient comme le meilleur quart-arrière disponible en avril dernier en Geno Smith, de l'Université de West Virginia.

On ne connaît pas à ce jour les intentions de l'entraîneur-chef Rex Ryan quant à son quart recrue. Chose certaine, peu importe l'identité du quart partant, celui-ci aura à composer avec un manque flagrant d'habiletés parmi le groupe de receveurs des Jets. Entre un Santonio Holmes blessé et vieillissant, de même que les joueurs de deuxième Stephen Hill et Jeremy Kerley, c'est à se demander qui saura élever son jeu d'un cran afin de rehausser le jeu aérien gênant des New Yorkais.

Au poste de centre arrière, la mentalité de Ryan, ces dernières années a été celle du «ground and pound» derrière le costaud Shonn Greene. Ce dernier étant désormais sous de nouveaux cieux, l'attaque au sol sera entre les mains d'un un duo formé de Chris Ivory (quatrième dans l'hiérarchie des Saints de la Nouvelle-Orléans l'an dernier), Mike Goodson et Bilal Powell. Là aussi, ce ne sont pas les interrogations qui manquent. Aucun de ces joueurs n'a déjà agi à titre de premier porteur de ballon sur une période prolongée.

Si Ryan peut s'accrocher à un mince espoir, c'est que le portrait est nettement plus reluisant à la défensive. Même si Darrelle Revis est désormais un membre des Buccaneers de Tampa Bay, la défensive aérienne des Jets ne doit pas être sous-estimée avec son trio de demis de coin composé d'Antonio Cromartie, Kyle Wilson et l'excellente recrue Dee Milliner, sélectionné 9e par le DG John Idzik au dernier repêchage. La ligne défensive est aussi l'une des plus talentueuses de la conférence, s'appuyant sur des noms bien établis dont Muhammad Wilkerson, Kendrick Ellis et Antonio Garay. S'ajoute à ce groupe Sheldon Richardson, l'autre choix de première ronde des Jets au plus récent encan.

À surveiller à l'attaque: La bataille que se livreront Sanchez et Smith pour le poste de quart partant

À surveiller en défensive::les prouesses d'Antonio Cromatie, qui s'est hissé parmi l'élite de la NFL à sa position

29. Bills de Buffalo (Fiche en 2012: 6-10 )

La campagne 2013 marquera une transition à de nombreux égards pour les Bills, qui ont montré la porte de sortie au vétéran entraîneur Chan Gailey et fait place à un nouveau venu issu des rangs collégiaux en Doug Marrone. Bien qu'ils devancent leurs rivaux new yorkais de la division AFC Est en ce qui a trait à la profondeur à l'attaque, certaines dossiers demeurent en suspens à Buffalo du côté offensif, à commencer - une fois de plus - par la situation au poste de quart.

Marrone aura à faire un choix entre Kevin Kolb, un général d'expérience qui en a passablement arraché depuis son entrée dans la ligue, autant à Philadelphie qu'en Arizona, et la jeune sensation E.J. Manuel, tout droit sorti de Florida State. Le rang de sélection de Manuel (première ronde, 16e au total) laisse sous-entendre que les Bills l'apprécient énormément, surtout en comparaison à son classement pré-repêchage. Si la direction de l'équipe se tourne vers lui, elle devra accepter de vivre la période d'apprentissage qui attend inévitablement Manuel.

Mis à part Stevie Johnson, le groupe de receveurs des Bills est plutôt ordinaire. L'ailier rapproché Scott Chandler, sans être spectaculaire, constitue une valeur sûre, tandis que l'apport de la recrue Robert Woods risque d'être limité cet automne. Heureusement pour les Bills, leur porteur de ballon C.J. Spiller figure parmi les plus joueurs les plus électrisants de la NFL, capable de feintes magistrales dans le champ arrière en plus d'être habile pour capter le ballon. Avec des responsabilités accrues en 2013, personne ne serait étonné de voir Spiller atteindre les 2 000 verges

Autre période de transition à Buffalo: le retour à une défensive de type 3-4 cet automne. La ligne défensive est en droit de s'attendre à plus de Mario Williams, qui a signé en mars 2012 un lucratif contrat digne d'un joueur étoile. À sa troisième saison chez les pros, les attentes envers l'ailier défensif Marcell Dareus seront tout aussi élevées. En dépit des résultats décevants obtenus l'an passé et des changements importants à prévoir, les Bills peuvent se réjouir de la progression de Stephon Gilmore, excellent jeune demi de coin. En compagnie de Jairus Byrd, Gilmore sera un élément indispensable en couverture défensive afin de limiter les dégâts par la voie des airs en 2013.

Malgré ces quelques lueurs d'espoir, un retour au-dessus de la barre des ,500, et par le même une participation aux séries éliminatoires, est un objectif bien peu réaliste pour les Bills.

À surveiller à l'attaque: le toujours dangereux C.J. Spiller, qui part pour la première fois de sa carrière avec une longueur d'avance sur son coéquipier Fred Jackson

À surveiller sur les lignes de côté:la relation d'un entraîneur recrue, Doug Marrone, avec son quart recrue, E.J. Manuel.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Draft NFL: les pires flops des 10 dernières années (en anglais)

Worst NFL Draft Busts of the Decade