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29/04/2017 04:53 EDT | Actualisé 01/05/2017 11:51 EDT

Le juste équilibre entre l'expérience du secteur privé et celle de la politique

Les politiciens de carrière qui n'ont jamais travaillé dans le secteur privé ont tendance à ne voir le monde que par la lorgnette de la politique et à être déconnectés des priorités des citoyens ordinaires. D'autre part, quelqu'un qui veut devenir premier ministre doit avoir la capacité de gouverner et doit connaître le fonctionnement de nos institutions s'il veut réussir à mettre en œuvre un programme de réforme audacieux.

Les membres du Parti conservateur commencent à voter pour élire leur prochain chef. Je crois que je suis le meilleur candidat pour ce poste parce que j'ai la meilleure plate-forme, et parce que je pourrai convaincre les Canadiens de toutes les régions du pays dans les deux langues officielles afin de vaincre Justin Trudeau en 2019. Mais l'expérience de vie devrait également figurer parmi les critères de sélection du prochain chef.

Les politiciens de carrière qui n'ont jamais travaillé dans le secteur privé ont tendance à ne voir le monde que par la lorgnette de la politique et à être déconnectés des priorités des citoyens ordinaires. D'autre part, quelqu'un qui veut devenir premier ministre doit avoir la capacité de gouverner et doit connaître le fonctionnement de nos institutions s'il veut réussir à mettre en œuvre un programme de réforme audacieux.

Je crois que j'offre le juste équilibre entre l'expérience dans le secteur privé et l'expérience politique.

Après avoir terminé mon baccalauréat en droit à l'Université d'Ottawa en 1990, j'ai travaillé au cabinet d'avocats Clarkson-Tétreault à Montréal, avec une spécialisation dans le droit du travail. Ensuite, je suis devenu directeur des comptes commerciaux dans une succursale de la Banque Nationale sur la Rive-Sud de Montréal. C'est là que j'ai appris beaucoup sur le financement des entreprises et l'importance des entrepreneurs dans notre économie.

En 1996, je suis allé travailler au bureau du ministre des Finances du Québec. C'était ma première expérience de travail dans un gouvernement. J'étais chargé de piloter la réforme du droit des assurances et des institutions financières proposée par le ministre. J'ai beaucoup appris, non seulement sur le fonctionnement du gouvernement et sur la façon d'adopter une loi, mais aussi sur le domaine des assurances et des finances.

De 1998 à 2000, j'ai été directeur des relations d'entreprise et internationales pour la Commission des valeurs mobilières du Québec. Cela m'a permis de comprendre l'économie et les finances d'un point de vue international. Puis, au début des années 2000, je suis devenu vice-président -- affaires corporatives et communications pour une grande compagnie d'assurance, la Standard Life du Canada. Cela m'a permis de comprendre comment une grande entreprise fonctionne et comment la réglementation gouvernementale touche les entreprises privées.

Enfin, en 2005, j'ai rejoint l'Institut économique de Montréal en tant que vice-président. Je ne suis pas resté très longtemps, mais j'ai beaucoup aimé travailler sur les questions économiques et de politique publique dans ce think tank qui défend des solutions de marché.

Mon expérience dans le secteur privé s'est terminée lorsque j'ai décidé de me présenter aux élections fédérales à la fin de 2005 et que j'ai été élu député de Beauce au début de 2006. J'ai été réélu trois fois depuis. Et bien sûr, j'ai servi au sein du cabinet du premier ministre Stephen Harper en tant que ministre de l'Industrie, ministre des Affaires étrangères, et ministre d'État pour le Tourisme, les Petites Entreprises et l'Agriculture.

J'ai une vaste expérience du secteur privé. Mais je sais aussi comment fonctionne le gouvernement. Je suis prêt à gouverner.

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