LES BLOGUES
21/01/2018 08:00 EST | Actualisé 23/01/2018 14:02 EST

Je vous invite à la douceur et à la compassion envers vous-mêmes

J'ai cherché à être « toujours plus », « toujours mieux » et j'ai tenté ainsi d’atteindre une version améliorée de moi-même.

Un des grands maux de notre siècle est la comparaison.
Getty Images
Un des grands maux de notre siècle est la comparaison.

Savez-vous qui vous êtes?

Pourquoi avons-nous si peur de briller? C'est la question que je me suis posée alors que je défilais pour la première fois deux magnifiques robes, lors d'un salon sur le mariage. Briller, ça peut être facile quand on se cache derrière une robe à paillettes et un épais maquillage, mais quand il est question de dévoiler ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes, c'est une tout autre histoire.

La réalité, c'est que pour la plupart, nous n'avons aucune idée de qui nous sommes. Nous existons souvent à travers le regard des autres. Nous cherchons la considération, la valorisation et l'approbation à travers la performance, la dévotion, le contrôle ou la séduction. Nous sommes en quête d'amour à l'extérieur de nous, ce qui nous rend extrêmement fragiles et vulnérables, car si on ne nous rend pas ce que nous souhaitons recevoir, nous nous sentons rejetés, trahis, mal-aimés. Nous avons l'impression de n'être rien et pour ne pas ressentir cette douleur, nous nous refermons, nous jugeons sévèrement, nous les premiers. Malheureusement, c'est à nous-mêmes que nous faisons le plus de tort, car plus nous nous protégeons pour ne pas souffrir, plus nous souffrons et nous éteignons, étouffés par la peur.

Je focalisais sur le positif et je repoussais le négatif.

Pendant plusieurs années, j'ai « travaillé fort sur moi ». J'ai tenté de devenir une meilleure version de moi-même. Je focalisais sur le positif et je repoussais le négatif. J'ai tenté de développer mon estime de moi, construire mon assurance, ma confiance, gérer mes émotions, mais curieusement, même si j'ai cheminé, jamais je ne me sentais libre et adéquate. Je cherchais à être « toujours plus », « toujours mieux » et en tentant ainsi d'atteindre une version améliorée de moi-même, jamais je n'étais dans l'accueil de qui j'étais réellement.

Mais qui sommes-nous réellement?

Nous avons pour but ultime d'atteindre ce que nous pensons devoir être, et ce, dans chaque sphère de notre vie. Le problème, c'est que ce que nous croyons devoir être provient d'un ensemble de fausses croyances et limitations basé sur notre bagage génétique, notre éducation, le milieu social dans lequel nous avons vécu, le pays, la culture, nos expériences, etc. C'est au travers d'elles que nous voyons la vie comme nous-mêmes et ça n'a absolument rien à voir avec qui nous sommes dans l'Essence, dans la pureté de notre être, celle qui savait autrefois s'émerveiller.

Un des grands maux de notre siècle est la comparaison.

Un des grands maux de notre siècle est la comparaison. C'est ce que nous passons notre temps à faire et ça commence avant même que nous ne venions au monde. Nous comparons notre corps, notre salaire, nos biens, notre santé, TOUT, et selon ce que nous croyons être vrai, nous nous positionnons sur une échelle de valeurs comme étant « moins bon » ou « meilleur ». Tout cela n'est qu'en fait qu'une illusion encore une fois basée sur nos perceptions, nos « archives mentales », tel qu'expliqué par Golden Heart Wisdom. Il est absolument impossible que deux personnes aient exactement le même vécu, les mêmes expériences et les mêmes archives mentales. Comment est-il alors possible de se comparer?

J'entends souvent parler de « différences ». On peut avoir des vêtements différents, un corps, une famille, des résultats différents, mais il est absolument impossible comme ÊTRE vivant, d'être différent. Pour se dire différent, il faut se comparer. Différents par rapport à qui? À quoi?

Dans la comparaison, il y a toujours un jugement, car un sera toujours mieux que l'autre, plus grand ou plus petit, plus riche ou plus pauvre. Ce regard est encore une fois basé sur des perceptions qui peuvent être diamétralement opposées. De là les conflits, les guerres, et tant de disharmonie en ce monde, dans des événements qui peuvent être aussi banals que de se chicaner pour la position du tube de dentifrice dans un tiroir.

Juger les autres, c'est juger une partie de soi que nous voulons repousser, car nous avons peur de ce qu'elle pourrait nous faire vivre. En d'autres termes, juger c'est se protéger pour ne pas souffrir.

Et si au lieu de parler de différence, on parlait d'unicité?

Chaque être est unique, VOUS êtes unique. Aucune autre personne au monde ne peut être vous, à votre façon. Il n'y a aucune comparaison possible, et par le fait, aucun jugement qui soit justifié. Il n'y a que d'innombrables humains qui vivent ou très souvent survivent comme ils le peuvent, selon ce qu'ils ont vécu et accumulé au niveau des archives mentales.

C'est confrontant, je le sais. Je suis humaine moi aussi, et j'ai jugé sévèrement toute ma vie, moi la première. Ce n'est pas pour rien que j'ai toujours vécu dans un très lourd modèle de performance, tentant à tout prix de prouver ma valeur pourtant inexistante, car dans l'unicité, nous sommes simplement inestimables.

Comment mieux vivre avec soi alors? Je dirais...

ACCUEIL + RESPIRATION + COMPASSION = LIBERTÉ D'ÊTRE

L'accueil a changé ma vie. Le jour où j'ai commencé à accueillir l'entièreté de qui je suis avec compassion, le dit positif comme le dit négatif, les émotions, les peurs, l'inconfort, TOUT... ce jour-là tout a basculé. En laissant remonter à la surface ce qui demandait à être libéré, en prenant le temps de le pleurer, de le crier et de le respirer profondément, les émotions se sont dissoutes. Tel un ciel après l'orage, les nuages se sont dissipés un à un, pour laisser place au soleil, cette inépuisable lumière qui nous habite tous, qu'on appelle l'Amour. Nous n'avons qu'à le laisser émaner, en accueillant chaque expérience que la vie nous propose comme une magnifique opportunité de libérer ce qui nous fait souffrir, pour vivre dans la joie, la simplicité et la légèreté.

Est-ce que c'est facile? Pas toujours, je ne vous mentirai pas, mais qu'est-ce qui est le plus difficile? Vivre enlisés dans la peur et la souffrance, à repousser qui nous sommes (qui nous rattrapera un jour ou l'autre), ou ressentir momentanément de l'inconfort en se libérant de tout ce qui nous empêche d'être nous-mêmes?

Je vous invite à la douceur et à la compassion envers vous-mêmes. Revenir à soi demande du courage, je le concède, mais quand on finit par découvrir ce diamant brut qui brille en nous, la plénitude que l'on ressent alors nous procure une telle sensation de joie et de liberté! Nous n'avons alors plus besoin d'aller quémander l'amour à l'extérieur de nous, car nous en sommes remplis, nous l'irradions, et curieusement, c'est là que nous en recevons le plus...

Galerie photo
Les billets de blogue les plus lus sur le HuffPost
Voyez les images