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Cinq conseils pour passer à travers les soupers de famille sans y perdre sa santé mentale

Si vous avez déjà vécu le cataclysme que représentent les chicanes de famille, vous comprendrez immédiatement la nécessité d'être équipé pour y faire face.
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Partout dans les médias ces temps-ci, et cela, peu importe où nous yeux se posent, il est question de cadeaux à offrir, de festivités à préparer et de repas gargantuesques à mitonner. La «Magie des fêtes» dans toute sa splendeur qu'ils appellent ça !

Vous savez ! Ce moment de l'année où partout, et tous autant que nous sommes, nous devrions soudainement nous sentir remplis d'amour pour nos semblables. Mais surtout, emballés à l'idée de passer un moment avec la famille, tant celle qui constitue notre cocon rapproché que la parenté au sens large.

J'en suis personnellement venue à me dire que ce n'est probablement là rien de moins que le plus grand complot de l'univers pour nous amener à croire que dans la «vraie vie», les choses se déroulent de façon vraiment harmonieuse ! Au point de me donner l'impression, à la limite, que j'ai la seule famille de toute la galaxie où les choses, disons-le avec tact, se déroulent rarement aussi bien. Mais pour le bien de l'humanité, j'ai pensé partager avec vous le fruit de mon expérience ! Juste au cas ou un jour, ça puisse vous servir. Car croyez-moi ! On est jamais assez bien préparés pour faire face à un dérapage familial ! Car je suis comme ça moi! Généreuse comme pas deux envers l'humanité !

Aussi, c'est avec une expérience en la matière qui dépasse sans aucun doute tout ce que vous pouvez imaginer (je voudrais tellement pouvoir dire que j'exagère là dessus!) que j'ai pensé vous offrir ici ce qui se veut un guide de survie pour faire face à ce qui n'est rien de moins que l'une des sept plaies d'Égypte lorsqu'il est question des réunions familiales. Et j'ai nommé les chicanes de famille! Et ne tentez surtout pas de banaliser la chose ! Je vous assure! Vous me remercierez !

Car je vous le promets ! Ce blogue a vraiment tout pour être un «hit» lorsqu'il est question de public visé. Car si vous avez déjà vécu le cataclysme que représentent les chicanes de famille, vous comprendrez immédiatement la nécessité d'être équipé pour y faire face. Si au contraire, dans votre famille, tout le monde est beau et gentil et que vous, nous n'avez jamais vécu ce genre de situation ou tout dérape en moins de temps qu'il n'en faut pour pour vous remettre de la gueule de bois qui viendra avec ledit événement, un peu comme dans un mauvais théâtre un peu surréaliste, vous vous direz que j'exagère. À la limite, que j'ai trop d'imagination !

Vous voyez ! Dans les deux cas, c'est gagnant-gagnant ! Soit vous serez prêt à faire face à la prochaine tragédie grecque qui se déroulera dans votre famille, aussi prévisible que le tic-tac d'une horloge. Soit, le temps de lire ce billet, vous vous serez diverti! Car oui ! Tout le monde le sait n'est-ce pas? Les fêtes de fin d'année, au-delà des belles réunions de famille comme on en voit dans les magazines - ces publications qui année après année, veulent inlassablement nous faire croire que ça se conjugue au «plus-que-parfait» cette affaire-là - il arrive que ça se conjugue plutôt à l'«imparfait».

Du genre? Obligations. Gueule de bois. Indigestion. Épuisement. Stress. Et parfois, en prime, une grippe ou une gastro, l'un ou l'autre (ou pire! les deux!) offerts comme une généreuse offrande par un neveu ou une nièce, l'un ou l'autre rempli de bonnes intentions, n'ayez aucun doute là dessus! Ou le comble, les poux que l'une des petites dernières, confondant la véritable signification du mot «partage», a cru bon de vous fourguer!

Mais revenons à nos moutons ! Car le but de ce billet, c'est bel et bien de vous préparer à affronter les chicanes de famille, comme je vous l'ai promis, n'est-ce pas? Rien de moins que l'un des plus grands «stresseurs» du temps des fêtes. Littéralement!

Et cela, sans y perdre toutes vos plumes, idéalement !

  1. Tentez, autant que faire se peut, d'éviter les sujets explosifs. Plus facile à dire qu'à faire, direz-vous ! Effectivement ! Alors c'est là que parler météo par exemple vous sera le plus utile. Et pour vous aider à vous sentir plus léger, rien de mieux que de humer quelques vapeurs de substances jusque là illicites! Car en tant que Canadiens, nous avons le bonheur d'avoir un premier ministre qui est pour la légalisation ! Vive le Canada pourrait-on s'exclamer ! En 2017, parions que ce sera enfin le retour de la paix dans bien des familles ! Peu importe les moyens utilisés ! Foi de Nostradamus!
  2. Essayez de vous asseoir près d'un allié pour la soirée. Ce peut aussi bien être tante Georgette (celle qui parle tout le temps et qui, ce faisant, vous fera oublier ce qui se passe autour), ou encore, les enfants qui ouvrent leurs cadeaux et qui avec leurs cris, vous empêcheront d'avoir conscience de l'atmosphère électrique autour de vous. Se tenir avec les enfants sera incontestablement un élément crucial de votre stratégie de survie au repas de famille. Impossible en effet de se chicaner quand on est couché dans le manteau de faux vison de Tante Huguette;
  3. Se tenir près du buffet. Ceci aidant, vous ne pourrez que voir dans cet élément un argument plein de bon sens. Difficile en effet de se disputer la bouche pleine, convenons-en!
  4. Si malgré tous vos efforts, vous vous retrouvez la cible de commentaires désobligeants, n'ayez pas peur d'aller vous asseoir ailleurs. Changer d'air, parfois c'est suffisant. Faute de pouvoir changer de nom, aurais-je envie d'ajouter !
  5. Dans tous les cas, si votre famille est celle qui, face à votre belle-famille, vous fait immanquablement passer pour la famille la plus dysfonctionnelle de l'univers, je ne saurais trop vous recommander de vous attendre d'abord sur un code avec votre conjoint(e). Dans le genre cri de ralliement qui lorsque vous l'émettrez, signifiera clairement pour votre douce-moitié le moment venu de prendre la fuite.

Car si votre famille est de celle qui peut disjoncter en un éclair, vous seul êtes véritablement habileté à reconnaître les signes d'explosion imminente ! Et c'est exactement ce que j'ai expliqué à l'Homme de la maison ce week-end afin qu'il n'ait aucun doute sur l'urgence de prendre ses jambes à son cou lorsque j'émettrais mon «signal». Celui-ci étant clairement à interpréter comme le moment ultime de mettre les voiles.

Du genre, il n'y a pas de «mais» pas de «si», pas de «donne-moi cinq minutes chéri(e)». Tu te lèves. Tu ramasses les petits, et on se pousse aussi rapidement que toutes nos jambes réunies nous le permettent. Et tous aux abris ! Quitte à avoir l'air de sauvages!

Le lendemain, lorsque vous apprendrez qu'un désastre de catégorie 9,9 a éclaté à l'échelle familiale, vous me remercierez à genoux pour les précieux conseils ! Mais je vous promets surtout que vous serez heureux d'avoir survécu au cataclysme!

Histoire de ne pas être pris au dépourvu, je dirais qu'au final, vous ne devez surtout pas négliger de réserver déjà votre rendez-vous chez le psy. Gestion d'après-crise oblige.

Et vous ? Quel serait votre meilleur conseil ? Histoire d'enrichir notre arsenal stratégique.

Je ne le répéterai jamais assez ! Nous ne sommes jamais trop bien préparés !

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