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22/07/2016 08:26 EDT | Actualisé 22/07/2016 08:44 EDT

Bonheur <em>Go</em>

Comment parler du bonheur sans sonner comme une wannabe coach de vie de pseudo psycho-pop cheap disponible sur l'étagère à côté du comptoir du pharmacien? Je n'en suis pas certaine, mais je veux bien essayer.

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Est-ce que le bonheur avec un grand B existe? J'en doute... La vie n'est jamais parfaite: elle vient avec son lot d'épreuves, de peines et d'obstacles... Ceux-ci sont inévitables. On a qu'à regarder les nouvelles ces jours-ci pour réaliser à quel point le destin peut être cruel. On aimerait croire qu'on tient les rênes de celui-ci, mais la vérité c'est qu'il y a toujours une grande part qu'on ne contrôle pas. Comme on ne connaît pas notre date d'expiration, mieux vaut profiter du temps qui nous est alloué et trouver le moyen d'être heureux... Le hic, c'est que le temps file. TIC.TOC.

Je dois avouer que le départ prématuré de ma mère m'a fait perdre mon insouciance face au temps qui passe et réaliser pleinement l'importance de saisir le moment présent. Elle est partie avant d'avoir réalisé ses rêves, et toutes ces petites et grandes choses qu'elle s'était promis de faire (et qu'elle avait toujours reporté à plus tard). Je me suis juré de ne pas suivre le même chemin.

«Après avoir passé des années à essayer de plaire à tout le monde, j'ai réalisé que je devais arrêter de m'excuser pour mon style de vie et simplement assumer ce qui me rendait heureuse... »

Depuis, «profiter de la vie» est presque une obsession chez moi. C'est à la fois une qualité et un défaut: j'ai une bucket list qui semble s'allonger de jour en jour et très peu de patience. Je voudrais pouvoir tout faire, tout de suite! Être heureuse détient évidemment la première place dans ma fameuse liste.

J'ai vite remarqué que le schéma qui m'était présenté comme la «base traditionnelle du bonheur» ne me ressemblait pas. J'ai été obligée de casser le moule parce que de toute évidence, il n'épousait pas mes formes. Sans modèles à suivre, j'ai dû prendre le temps d'apprendre à reconnaître, par moi-même, comme une grande - et croyez-moi, ça s'est produit sur le tard dans mon cas! - ce qui me rendait heureuse.

Après avoir passé des années à essayer de plaire à tout le monde, j'ai réalisé que je devais arrêter de m'excuser pour mon style de vie et simplement assumer ce qui me rendait heureuse... Je suis celle qui doit vivre avec mes choix, après tout! Aussi, j'essaie de m'entourer de gens qui aiment (et sèment!) le bonheur. Qui savent apprécier et respecter celui des autres... J'avoue que ça aide à s'assumer.

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Voilà, c'est bien tout ça. C'est une bonne base... Mais en dehors de ça, qu'est-ce qui peut nous rendre heureux?

Je crois qu'il n'y a pas de réponse «One fits all». Pour ma part, j'ai cherché longtemps. Je n'ai pas trouvé la réponse dans les livres. Je l'ai trouvée en moi, dans mon corps, dans mes tripes. Parmi les signes, il y a trois symptômes physiques qui ne mentent pas: le rire, les frissons et les papillons dans l'estomac. «Qu'est-ce qui me fait rire?», «Qu'est-ce qui me donne des frissons?» «Qu'est-ce qui me donne des papillons dans l'estomac?»... Les réponses à ces questions constituent les ingrédients essentiels de mon bonheur et j'essaie d'en ajouter le plus possible à ma vie.

En conclusion, je dirais que pour moi, le bonheur se présente par des moments, des petites et grandes bulles que j'essaie d'attraper au passage et de collectionner, un peu comme dans Pokémon Go... Sauf que mon jeu préféré, je l'appelle Bonheur Go.

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