LES BLOGUES
22/10/2015 11:27 EDT | Actualisé 22/10/2016 05:12 EDT

Maux de bureau: perfectionnisme

À trop en faire, on finit par perdre ses priorités, ou soi-même. Dire oui à quelque chose, c'est nécessairement renoncer à quelque chose d'autre.

Une chronique sur ce qui nous empoisonne l'existence au boulot et comment faire mieux...

Perfectionnisme

Nom masculin. Tendance à vouloir faire tout avec un souci exagéré de la perfection.

J'écris ces lignes sans savoir qui gagnera le vote à l'élection fédérale. Par contre, je suis certaine que les expectatives seront élevées pour le gagnant: tenir ses promesses et combler les attentes. La barre est haute. Facile de tomber dans le perfectionnisme. Cela n'appartient pas aux grands de ce monde. Pensez-y! « On va donner notre 110%», «On va travailler fort dans les coins», phrases classiques reliées au monde du hockey, mais que nous reprenons sous une forme ou une autre dans notre quotidien...

Nous voulons si bien faire, nous ne voulons pas nous tromper, et que dire du regard des autres, les attentes des autres, voilà les ingrédients explosifs pour concocter cet état d'être. C'est convenu, tout le monde le fait, la pression est là, autant de notre part que de celle des autres.

Où est la ligne entre professionnalisme et perfectionnisme?

La ligne, selon moi, est à 100%. Si nous donnons notre plein rendement, nous sommes à 100% de notre capacité. Nous faisons notre travail, nous répondons à la demande du client, nous sommes donc professionnels.

Pour cela, il faut que les mandats reçus soient sans équivoque. Ce qui signifie que nous comprenons exactement ce que le client, le patron ou le collègue souhaite. Nous connaissons ces attentes. Pas parce que nous croyons que nous savons, mais parce que cela a été clairement identifié. Dès lors, on donne le service attendu dans sa juste mesure et dans un juste équilibre.

Plus que 100%, c'est souvent pour se rassurer soi-même, et là, on dépasse la ligne. Nous devenons perfectionnistes.

Pour se défaire de cette habitude

En trois temps, mais cela vous demandera de la discipline.

1) Avant de commencer quoi que se soit, prenez le temps de bien clarifier ce qu'on attend de vous. Pas d'excuse qui tient. On arrête l'urgence et on clarifie le mandat.

2) Faites votre 100%. Si vous commencez à en faire plus que le client en demande, demandez-vous humblement «À qui ça sert?» ou «À quoi ça sert?». Avec ces deux petites phrases, vous serez en mesure de savoir si c'est pour le client ou pour vous-mêmes que vous faites plus que le 100% demandé.

Si c'est pour le client, demandez-lui son avis avant d'en faire plus. Si c'est pour vous-même, reconsidérez le mandat donné et trouvez les moyens que vous connaissez pour vous recentrer sur votre juste valeur.

3) Faites-vous confiance. Vous avez le talent pour faire la tâche. Vous n'avez pas à épater la galerie en surpassant vos limites.

En effet, à trop en faire, on finit par perdre ses priorités, ou soi-même. Dire oui à quelque chose, c'est nécessairement renoncer à quelque chose d'autre. Si vous en faites toujours plus, il y a quelque chose (ou quelqu'un, dont vous) qui en souffrira.

Ici, c'est trouver l'équilibre dans le déséquilibre qui devient le vrai défi. Vous avez les moyens et les outils pour y parvenir. Il y a aussi votre équipe de vie qui saura vous rappeler gentiment à l'ordre. Sinon, il y a toujours des spécialistes pour vous aider à y voir plus clair, dont un coach professionnel. À vous de passer à l'action à 100% de votre talent.

Vous pouvez suivre Manon sur Linkedin, Facebook et Twitter.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Galerie photo Accro au boulot? Quelques solutions Voyez les images

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter