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26/11/2015 12:01 EST | Actualisé 26/11/2016 05:12 EST

Maux de bureau: contamination après les attentats de Paris

L'arme du terrorisme est la peur et celle-ci se propage rapidement. Elle contamine nos pensées et influence nos actions.

Une chronique sur ce qui nous empoisonne l'existence au boulot et comment faire mieux...

Contamination: Nom féminin. Propagation d'un mal, d'un vice, d'un défaut.

Je vous remercie de me signaler que mon site Internet a été contaminé. Tout comme moi, il a attrapé un vilain virus qui risque de menacer la santé d'autrui. De cette contamination naissent la propagation et ses dommages collatéraux.

Dans un contexte de travail, il y a aussi de la contamination. On a le bonheur contagieux. On a l'inspiration qui permet de faire du pouce et cette belle humeur inspire les autres. On a aussi le tempérament maussade et cela plombe le moral des troupes. Un tel part en maladie et cela amène la répartition de ses dossiers et la multiplication des tâches. C'est ça aussi la contamination, l'impact que cela a sur les autres.

À cela, il faut parler des coûts reliés à cette contamination. D'abord, il y a l'aspect financier, certes, mais aussi des coûts personnels pour la personne qui vit cette contamination, et des coûts pour son entourage : on se pose des questions, on se fâche, on tente d'aider à tout prix... et combien de comportements sont mis en place (pas toujours heureux) pour éviter la propagation...

Il y a aussi les événements qui bousculent et qui contaminent. Une semaine depuis les tragédies parisiennes et on parle encore d'état d'urgence. D'ailleurs, vous saviez que longtemps après la tragédie du 11 septembre, les Américains regardaient le ciel lorsqu'ils entendaient un avion à réaction ? Il appelle ça un choc post-traumatique... L'arme du terrorisme est la peur et celle-ci se propage rapidement. Elle contamine nos pensées et influence nos actions. Les coûts sont aussi importants sinon plus, car c'est un événement qui nous touche tous.

Cette fois, je n'ai pas de recette magique pour faire face à cette tragédie. Si ce n'est que de la vivre doucement et dans la conscience.

  1. D'abord, prenons soin de nous et de ce que nous fait vivre cette tragédie. Il est sain de reconnaître ce que nous ressentons dans le ici-maintenant. Cela nous permet d'avoir une réaction plus appropriée. Il faut se servir de nos émotions pour qu'elles deviennent des alliés et non de mauvaises conseillères.
  2. Ceci étant fait et sachant où nous nous positionnons, nous pouvons nous préoccuper des autres afin qu'ils ne soient pas contaminés à outrance. Entre autres, laissez-leur un espace pour s'exprimer. Cela les aidera à canaliser leurs énergies.
  3. Il serait intéressant aussi de recentrer les événements dans les faits et non dans l'enflure. Il est facile d'exagérer un événement tragique. Le talent ici est de circonscrire ce qui se vit et de le brancher dans la réalité.
  4. Un plus grand défi à réaliser est de ne pas donner trop d'importance à la tragédie et au virus, cela lui donne de la force. Je ne dis pas de ne pas s'intéresser à l'événement. Je souligne seulement le fait de s'intéresser aux actions que nous pouvons faire pour que cela change. Donc, mettons nos énergies dans l'action pour éviter la propagation. Gandhi disait «devenons le changement que nous souhaitons dans le monde».
  5. Enfin, respect de ce qui est ou comme le disent si bien les Français : Liberté, Égalité, Fraternité sont peut-être les meilleurs remèdes pour faire face à des contagions incompréhensibles mais qui nous contaminent.

Je nous souhaite de trouver rapidement l'antivirus à cette contamination. Soyons ensemble pour contrer la peur et ramener la lumière. Tout acte, si petit soit-il, dans ce sens sera déjà un pas vers la guérison. Mes meilleures pensées nous accompagnent.

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