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19/07/2015 08:36 EDT | Actualisé 19/07/2016 05:12 EDT

Démocratie, élections! Pièges à cons!

Les partis, eux, continuent à rouler, à tourner, à se passer sans cesse le relais pendant ce temps. Le peuple, lui, continue à élire des élites qui l'asservissent! Piège à cons.

Bon! Je le sens bien! La moutarde (de Dijon, évidement) vous monte déjà au nez!

Commençons par énoncer quelques simples vérités pour tenter de désamorcer cela.

Des définitions d'abord! Faisons simple! Rien de bien compliqué.

Évitons tout confusionnisme et autres pièges auxquels les politiciens et "médias asservis", intentionnellement ou non, nous ont largement habitués.

Démocratie : c'est le régime politique dans lequel le peuple est souverain.

Selon la célèbre formule d'Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », c'est l'une des définitions canoniques couramment reprises...

Selon le Larousse. Démocratie est un système politique, forme de gouvernement, dans lequel la souveraineté émane du peuple.

Le terme démocratie est formé de : dêmos, « peuple » et Krátos, « pouvoir », En Démocratie, le peuple a le pouvoir.

Le terme Aristocratie signifie:

Aristos, "meilleur" krátos, "pouvoir"En aristocratie, c'est le pouvoir au meilleur.

Le terme Oligarchie signifie:

Oligos, "petit nombre" krátos, "pouvoir"En Oligarchie, c'est le petit nombre qui a le pouvoir

Alors, je vous pose une question simple:

Quel type de régime politique avons-nous dans le monde occidental (la Suisse mise à part)?

Démocratie? Aristocratie? Oligarchie?

C'est un fait établi à chaque élection, le peuple vote (démocratiquement nous dit-on) pour désigner un groupe de personnes qui, par la suite, décident unilatéralement du destin de la population qu'ils gouvernent..., n'est-ce pas cela?

Simpliste, diront les adeptes de sophismes et de confusionnisme.

Vrai, diront les autres..., la grande majorité à ne pas en douter, le peuple quoi!

Un petit groupe d'individus (le plus souvent riches et puissants), appuyés par de hauts fonctionnaires - immuables dans leurs postes au pouvoir absolu - décident et décrètent sans aucunement en référer au peuple (censé être celui dont émane la souveraineté).

Est-il nécessaire de citer l'austérité, mondialement imposée aux populations, pour s'en convaincre? Le cas de la Grèce n'est-il pas parlant? Et tiens! Pourquoi aller si loin? Regardons du côté de notre Québec!

Doit-on citer les politiques agressives, belliqueuses et restrictives qu'impose de manière quasiment aristocratique aux Canadiens le gouvernement de Stephan Harper (mais soyons juste et équitables... pas juste lui!)? Demandez donc aux journalistes, qui se font sans cesse ramasser et empêcher d'exercer leur métier en toute objectivité.

Dans les faits, on a fait un détournement de démocratie en faisant croire aux peuples occidentaux que "l'élection d'un gouvernement représentatif" est équivalente à : "la souveraineté du peuple, par le peuple, pour le peuple".

Ce qui aurait pu être qualifié gentiment, en d'autres temps, de vol, ne peut être appelé aujourd'hui que par son vrai nom: Viol des peuples..., des classes laborieuses !

Ces classes qui pourtant génèrent et produisent les richesses auxquelles elles n'ont accès qu'au compte-gouttes - lorsque les élus (représentants du peuple) leurs donnent minimalement ce droit.

Le plus beau? C'est cette démocratie-là que l'on veut exporter vers des pays qui fonctionnent différemment! Celle-là, à l'exclusion de toute autre façon de voir, de faire ou même... de penser.

Revenons à la question.

Nous vivons dans un système politique où "un petit nombre" dicte ses façons de faire, ses opinions, des décrets et des lois (incluant les lois baillons) au peuple qu'il est censé simplement servir, représenter. Sérieusement?

Ne reconnaissez-vous pas ici la définition d'"Oligarchie"?

Et qui sont généralement ceux qui nous gouvernent?

Quel est leur profil, leurs statuts dans la société, la classe sociale à laquelle ils sont issus, leurs âges, leur provenance en matière d'emploi?

Ou... les croyez-vous honnêtes, sincères, dévoués totalement à la cause et au service du peuple?Des sortes de Ghandi ou de Mandela quoi! J'espère sincèrement que vous n'en êtes pas encore là avec tout ce qui nous saute aux yeux maintenant!

Avez-vous l'impression qu'ils sont réellement représentatifs du peuple?

Connaissent-ils vraiment notre réalité quotidienne, nos vrais besoins... notre volonté?

En ont-ils autant bavé que ce peuple qu'ils dirigent au lieu de répondre à sa volonté?

Je suis pas mal sûr que vous avez quelques noms, quelques images qui vous viennent en tête?!

Ne voyez-vous pas que, comme électeurs, une fois le devoir accompli, nous n'avons absolument aucun contrôle sur la politique menée et les législations établies.

Les élus font ce qu'ils veulent!

Quoi? Vous me parlez de partis? D'opposition "démocratique?

Voyons donc! Cela fait partie du folklore établi!

Ne font-ils pas tous pareils?

N'en avez-vous pas assez vu et constaté par vous-mêmes?

Avant, il y avait au moins la possibilité de manifester, de protester...!

Pas avec les nouvelles orientations qui nous sont imposées. La Loi C-51, au Canada, en est la preuve percutante.

Transférer le pouvoir à un groupe d'hommes issus d'une oligarchie, ce n'est pas avoir le pouvoir comme peuple, c'est... désigner ses maîtres, ses rois, ses dictateurs et... les applaudir en plus!

Le peuple devrait pouvoir "décider" par des assemblées consultatives, des référendums et tout autre moyen qui lui permet non seulement de faire entendre sa voix, mais aussi, concrétiser sa volonté par l'action.

Le peuple devrait pouvoir "congédier" un politicien, un gouvernement s'il ne respecte pas ses engagements électoraux... Il me semble que c'est le gros bon sens, non?

Si les lois étaient votées par le peuple, il n'y aurait plus d'insatisfactions, pas de grèves, pas de mécontentements ni de troubles sociaux. Ce serait la paix sociale.

Pourquoi nos brillants et fort éclairés politiciens ne vont-ils pas dans ce sens alors qu'ils disposent de conseillers, de spécialistes autour d'eux? Ont-ils à y perdre quelque chose?

Eh bien oui... justement! Ils perdraient gros et leurs bailleurs de fonds encore plus!

Il est certainement plus payant de laisser la population se déchirer (sans conséquence pour eux) en canalisant son insatisfaction dans des luttes de partis... De nouvelles arènes romaines qui servent d'exutoire aux manants que nous sommes.

Les partis, eux, continuent à rouler, à tourner, à se passer sans cesse le relais pendant ce temps. Le peuple, lui, continue à élire des élites qui l'asservissent!

Piège à cons.

Est-ce cela que nous souhaitons pour l'avenir de nos enfants, des générations à venir?

Avons-nous le droit de leur laisser un tel héritage?

Amies lectrices, amis lecteurs! Pardonnez-moi d'avoir quelque peu ébranlé (peut-être) votre sérénité si confortable de citoyens occidentaux noyés dans la plus nauséabonde des propagandes ainsi que dans la consommation effrénée et imposée, à tel point que des parfums de délivrance peuvent leur paraître tout aussi malodorants.

Je vous encourage à continuer la réflexion, la recherche sur la question, à bouger, à refuser de rester des moutons dociles entre les mains d'oppresseurs avides et sans cœur, dont le seul but est de dominer et de s'enrichir odieusement au détriment du plus grand nombre.

Puissions tous voir plus clair!

Vive le peuple! Vive l'humanité!

NB: Texte inspiré par un document vidéo publié sur ma page FB.

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