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29/11/2018 13:36 EST | Actualisé 29/11/2018 13:36 EST

Les familles veulent être écoutées lorsqu’il s’agit de faire soigner leur proche en psychose

Pourquoi l’équipe soignante ne reconnaît-elle pas l’ensemble du travail accompli par les familles, ni le rôle qu’elles jouent ni le support qu’elles apportent à leur proche?

Les familles réclament plus de reconnaissance auprès de l’équipe soignante et un accès aux services en santé mentale de première ligne pour leur proche atteint de maladie mentale.
Photographer is my life. via Getty Images
Les familles réclament plus de reconnaissance auprès de l’équipe soignante et un accès aux services en santé mentale de première ligne pour leur proche atteint de maladie mentale.

La question de la prise en charge des personnes aux prises avec une problématique de santé mentale et de leurs familles nécessiterait peut-être de véritables états généraux au sein desquels les utilisateurs de services, leurs systèmes de soutien et différents acteurs du système de santé pourraient engager un dialogue constructif.

La promesse d'un accès public élargi à la psychothérapie, l'optimisation de l'accès aux services de santé mentale de première ligne, la reconnaissance de l'expertise partagée ainsi qu'un cursus de formation destiné aux professionnels de la santé et adapté aux enjeux éthiques et juridiques de la santé mentale, ne sont que quelques exemples d'initiatives à considérer.

Les familles réclament plus de reconnaissance auprès de l'équipe soignante et un accès aux services en santé mentale de première ligne pour leur proche atteint de maladie mentale.

Il faut savoir que plusieurs familles s'occupent à tout moment de leur proche, qui vit dans un logement supervisé, nécessitant de l'aide, et tout particulièrement au niveau financier. Ces familles s'occupent de faire leur ménage, en plus de leur acheter des nécessités. Ces proches dépendent de leur famille pour subvenir à leurs besoins de base, comme se nourrir.

Certaines familles préparent même leurs repas, étant donné l'incapacité ou la difficulté de leurs proches à s'organiser: elles se font un devoir de venir en aide à leur proche. Par contre, l'équipe soignante ne reconnaît ni l'ensemble du travail accompli par ces dernières, ni le rôle qu'elles jouent, ni le support qu'elles apportent à leur proche.

Souvent, le proche ne veut pas recevoir d'aide auprès de l'équipe soignante. Alors la personne atteinte de maladie mentale est isolée, seule et incapable de gérer son quotidien.

Les familles réclament plus de reconnaissance auprès de l'équipe soignante et un accès aux services en santé mentale de première ligne pour leur proche atteint de maladie mentale. Elles veulent être entendues, étant donné qu'elles connaissent bien les divers problèmes vécus par leur proche.

Il est temps de sensibiliser nos gouvernements, et tout particulièrement la ministre de la Santé, madame Danielle McCann, aux problèmes que vivent les familles ayant leur charge une personne atteinte de maladie mentale. Il est urgent de reconnaître les différents rôles des parents auprès de leur proche et comme aidants naturels.

En tant qu'organisme en santé mentale, nous sommes ouverts à engager un dialogue constructif auprès des différents acteurs du système de santé, et tout particulièrement pour l'accès aux services en santé mentale. Nous sommes d'accord pour mettre sur pied des états généraux sur les droits que les familles réclament depuis plusieurs années.

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