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05/07/2014 08:03 EDT | Actualisé 04/09/2014 05:12 EDT

Sauvetage en piscine: une mise au point s'impose

On ne cesse de se plaindre des accidents qui ont lieu dans les piscines et qui apparaissent sur la première page des journaux, mais on rouspète lorsqu'un surveillant-sauveteur intervient. On veut que nos piscines publiques soient sécuritaires, mais on insulte le surveillant-sauveteur lorsqu'il nous empêche de faire à notre tête. Ironique, non?

J'ai récemment lu le billet de Madame Roddier-Deprez publié dernièrement dans la rubrique « Opinion » de La Presse. Celui-ci circulait sur Facebook durant la semaine. Étant moi même sauveteuse, je n'ai pu m'empêcher d'être en désaccord avec les propos et les plaintes de cette baigneuse. L'emploi de sauveteur est grandement critiqué et certains points doivent être mis au clair.

Un règlement à la piscine est imposé de la même façon que n'importe quel règlement: pour éviter des situations dangereuses et potentiellement mortelles. Ne pas courir sur le bord de la piscine pour ne pas tomber et se faire mal. Ne pas plonger en partie non profonde pour ne pas se blesser. Tous les règlements ont pour but la sécurité des baigneurs. S'ils n'étaient pas là, grand nombre de sauvetages seraient effectués, effectivement. Mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir?

De ce fait, nous savons que lorsque nous avertissons un parent qui joue avec son enfant, il ne veut pas le blesser. Il ne fait que s'amuser, par exemple en lançant son enfant dans l'eau. Bien que ce jeu soit plutôt amusant, il reste que cela peut être dangereux pour le jeune ou pour les autres. Un autre jeune peut passer au même moment et recevoir l'enfant sur la tête. Un accident est si vite arrivé!

Je suis consciente que certains sont mécontents, par exemple avec les ratios, mais là aussi c'est une question de sécurité. Si un parent va à la piscine avec ses deux enfants, un de deux ans et l'autre de six ans, les chances qu'il s'occupe davantage du bébé sont sans aucun doute élevées. L'enfant de six ans, un peu laissé à lui-même, ne voudra pas rester dans les pataugeoires indéfiniment, c'est normal qu'il veuille aller dans la «piscine des grands». Puis, il s'aventurera plus loin et finira par se trouver en danger. Le parent ne pourra s'occuper des deux enfants de façon efficace. Heureusement, il y a les sauveteurs! J'arrêterai ici l'éclair de génie. Le sauveteur est là pour surveiller et intervient en cas de nécessité. Sauf, que le «surveillant en maillot rouge» n'a pas que cet enfant à surveiller. Il y en a d'autres qui aiment aller se rafraichir dans une piscine publique. Ceci dit, le parent doit arrêter de se déresponsabiliser, car il est le premier intervenant auprès de son enfant.

Qui dit intervention, dit sifflet? Personnellement, je n'aime pas trop utiliser mon sifflet. J'utilise davantage le fameux «Hey-ho», mais comme je travaille dans une piscine où il peut y avoir beaucoup de bruit, je ne me fais pas souvent entendre du premier coup. Après trois reprises, je finis par me tanner. Donc oui, je dois utiliser mon sifflet. N'oublions pas que pendant que j'essaie d'attirer l'attention du baigneur, je ne suis pas en train de faire mon balayage visuel.

On ne cesse de se plaindre des accidents qui ont lieu dans les piscines et qui apparaissent sur la première page des journaux, mais on rouspète lorsqu'un surveillant-sauveteur intervient. On veut que nos piscines publiques soient sécuritaires, mais on insulte le surveillant-sauveteur lorsqu'il nous empêche de faire à notre tête. Ironique, non?

Changer de piscine peut sembler une bonne solution et vous avez le droit, mais attendez-vous à ce que les règlements soient semblables d'une piscine à l'autre.

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