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22/03/2016 11:00 EDT | Actualisé 23/03/2017 05:12 EDT

Pourquoi est-il encore si difficile de ne pas tomber enceinte?

Alors que nous passons la majeure partie de notre vingtaine à éviter le scénario «ovule+sperme=bébé», le jour où on veut enfin que ces deux-là se rencontrent, ce n'est pas toujours aussi simple qu'il y paraît.

Nombre de celles qui essaient de tomber enceinte à la trentaine sont confrontées à l'ironie suivante : alors que nous passons la majeure partie de notre vingtaine à éviter le scénario «ovule+sperme=bébé», le jour où on veut enfin que ces deux-là se rencontrent, ce n'est pas toujours aussi simple qu'il y paraît.

Pour les chanceuses, une fois que la grossesse est arrivée à son terme et que le petit bonheur dort bien au chaud dans nos bras fatigués, on succombe à nouveau à l'obsession de ne pas tomber enceinte. Et c'est bien plus difficile que ça ne devrait l'être.

Depuis mon adolescence, j'entends parler de la pilule pour hommes, du préservatif féminin et de tout le reste. Et pourtant, nous sommes aujourd'hui en 2016 et c'est toujours super compliqué de ne pas tomber enceinte.

Hélas, cela peut devenir très concret et vous conduire à l'hôpital, une intraveineuse de morphine dans le bras. Une situation qu'a récemment vécue une amie, après s'être effondrée de douleur sous l'effet d'une petite chose appelée DIU.

Mirena est le moyen de contraception du moment, du moins parmi les mamans qui m'entourent et qui se le font toutes poser. Bien que ce stérilet hormonal semble relativement inoffensif, et que le site américain annonce que moins de 10 % des femmes l'utilisant subissent des effets secondaires, je serais plutôt du genre à garder les genoux serrés plutôt que de l'essayer.

Après avoir vu mon amie - dont la douleur semblait atteindre le chiffre neuf sur une échelle de un à dix - hospitalisée d'urgence, je me suis renseignée sur Mirena. J'ai appris, entre autres choses, que certaines femmes avaient connu de sévères douleurs, des mois de saignements intenses, des infections, des sautes d'humeur violentes, des réactions cutanées imprévisibles, etc. L'une d'elles a même subi une hystérectomie partielle. Une autre est tombée enceinte.

Bien entendu, certaines femmes le vivent très bien et, après quelques mois d'adaptation, ne regrettent rien. Mais pour celles qui ne le supportent pas, quelle est la meilleure alternative?

Voyons voir...

La pilule. Alors que la plupart des médecins semblent ravis de distribuer cette forme de contraception à la volée, beaucoup de femmes souffrent d'effets secondaires tels que la prise de poids, les douleurs à la poitrine, les saignements et autres réjouissances provoquées par les hormones qui se baladent dans leurs corps.

Les préservatifs. Les hommes les détestent. Les femmes les tolèrent. Ils glissent, sentent mauvais. Certains y sont allergiques. Pas génial.

Les implants. Et revoilà les hormones. Pas génial pour les femmes. Ou les gens avec qui elles vivent.

La pilule pour homme. Euh... mais encore?

Le préservatif féminin. Le? Vous pouvez répéter?

Alors, je vous le dis gentiment, membres du corps médical. Est-ce vraiment trop demander qu'un contraceptif sûr et indolore? Une solution qui ne nous rende pas dingue, ne ruine pas notre vie sexuelle, et ne nous conduise pas aux urgences?

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Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l'anglais.