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09/01/2018 09:01 EST | Actualisé 09/01/2018 09:01 EST

Mes souhaits pour une année 2018... spirituelle !

On a déjà tellement à faire avec les rêves qui se bousculent au portillon chaque jour, qu'à force de rêver, on risque de passer à côté de la vie elle-même.

supershabashnyi via Getty Images

Qu'est-ce qui pourrait bien nous arriver de nouveau et d'intéressant en 2018?

Hum... La question est ouverte. Pour ma part, tout a plutôt mal commencé. On m'a souhaité pour 2018 une année: belle, merveilleuse, heureuse, créative, responsable, lumineuse, bienveillante (sic), dans la joie, éclatante (aïe!)... et surtout la santé. On m'a souhaité tellement de choses en fait qu'une poule n'y retrouverait pas ses petits. Alors, me voici à l'aube de cette année 2018 complètement désemparée, les yeux remplis de messages scintillants et de phrases euphorisantes, avec une légère sensation de tournis. (Petit message en passant: arrêtez s'il vous plaît avec les vœux de Jacques Brel «Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, etc.»! On a déjà tellement à faire avec les rêves qui se bousculent au portillon chaque jour, qu'à force de rêver, on risque de passer à côté de la vie elle-même.

On a déjà tellement à faire avec les rêves qui se bousculent au portillon chaque jour, qu'à force de rêver, on risque de passer à côté de la vie elle-même.

C'est donc surplombé de vœux déferlant de toute part que j'ai décidé, en bonne petite bouddhiste, d'utiliser ma technique préférée pour régler la question: me poser au calme, respirer et laisser passer toutes ces idées.

Silence. Ommm...

Avec ce but: permettre, au-delà de tous ces souhaits protéiformes de Nouvel An, de laisser apparaître LE souhait. Celui capable de réunir tout ce petit monde, de redonner de l'élan dans les chaumières, voire de réconcilier Israéliens et Palestiniens! J'avoue que ce projet pharaonique – outre son côté puissamment mégalomane – prenait aussi sa source dans quelques bribes de cette grippe m'ayant tenue alitée pendant la période de Noël.

Après quelques heures, l'opération «décantation des pensées» était achevée. Au fronton de mon cerveau, une nouvelle idée était apparue, scintillante de mille feux (d'où cet article dont vous pardonnerez j'espère l'introduction interminable).

Je vous souhaite une année 2018 empreinte de spiritualité!

Pour en arriver là, ma conscience a soigneusement enjambé les agapes de Noël en se lamentant sur les tombereaux d'aliments engloutis sans avoir faim. Elle a contemplé en gémissant les tonnes de papier cadeau à recycler et les arbres sacrifiés. Elle a évalué le temps passé à travailler pour payer les traites de la voiture ou les cadeaux de Noël revendus sur les sites internet. Le temps restant jusqu'aux prochaines vacances. Le temps restant avant de rendre l'âme (et à qui d'ailleurs?).

Et puis, respirant un bon coup, ma conscience a relevé la tête, entendu le cœur battre un peu plus bas, décodé le message tambourinant, et s'est surprise à sourire, largement.

Derrière l'apparente absurdité du monde, une spiritualité est possible, en filigrane des jours. Une façon d'être connectés à la Terre, à l'univers et aux étoiles. Une manière de regarder quelqu'un, droit dans les yeux, en le voyant vraiment. Un modèle invitant à sourire aux anges, plutôt qu'à son reflet dans les vitrines des magasins. Un ensemble de petites choses, délicates, invisibles, élevées dont la multiplicité est capable de changer la course effrénée de l'humanité vers sa propre perte.

Alors, pour 2018, je nous souhaite une année remplie de cette spiritualité du quotidien, une année pleine de sens, où nous nous tenons chauds, dans le même nid !

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