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12/04/2017 09:32 EDT | Actualisé 12/04/2017 11:01 EDT

Le pouvoir des soupers de filles

Quand ça ne va pas, qu'on bougonne pour rien, qu'on a la fleur de peau à l'envers, il n'y a rien comme tes chums de filles pour te remettre sur le piton.

Ce soir j'ai un souper de filles.

Sur mon échelle de bonheur, y'a pas grand-chose qui «top» ça. (Bon, c'est sûr que si vous me parlez d'un voyage en Grèce ou à Hawaï, j'avoue que ça aussi c'est vraiment hot, mais vous comprenez ce que je veux dire!)

Quand ça ne va pas, qu'on bougonne pour rien, qu'on a la fleur de peau à l'envers, il n'y a rien comme tes chums de filles pour te remettre sur le piton. Je crois même que la baboune devrait être perçue comme un signal d'alarme pour indiquer qu'on est due pour jaser et se vider le coeur entre filles. Pas avec n'importe qui, avec de vraies amies. Et Dieu sait que ça ne court pas les rues.

Y'en a qui ont le mot ami facile. Du genre: on s'est déjà croisée à quelques reprises, on a jasé de la pluie et du beau temps pis bang à leurs yeux on est des amis. Ou encore on est amis Facebook donc clairement on est amis dans la vie aussi. Pour moi, ce statut en est un très difficile à acquérir. Parce que j'ai besoin de connexion profonde, de vérité, de sentir que je peux avoir totalement confiance en l'autre. Pourquoi tant de barrières? Sans doute, parce que j'ai été blessée souvent. Je vous ai déjà raconté par le passé à quel point l'amitié entre filles a toujours été ma plus grande zone de fragilité dans la vie. J'en ai pleuré dans ce domaine-là. Ça m'a rendue prudente.

Par contre, je pense que mon mauvais karma est fini. Les leçons que je devais apprendre ont été intégrées (j'espère!!). Entre autres, parce qu'il y a presque 10 ans maintenant, j'ai rencontré 3 filles formidables. (On s'entend que ce n'est pas évident de se faire de nouveaux amis, surtout rendus à l'âge adulte!) Du genre qu'on sait en peu de temps, que nous serons amies, pour la vie. Que leur amitié est sincère que ce sont des femmes sur qui je peux compter. Qu'on peut rayonner, briller, sans créer la moindre jalousie, sans déranger, qu'elles seront toujours contentes pour nous. Et que ça va dans l'autre sens aussi.

La beauté d'avoir des vraies amies, c'est que ça ne remet pas en question notre relation, même si j'arrive au souper avec une face de boeuf.

Parce que ce n'est pas vrai que je suis toujours souriante, gentille et avenante. Il y a des jours où j'ai l'air bête, je bougonne, je suis de mauvaise foi. Ça arrive. Et la beauté d'avoir des vraies amies, c'est que ça ne remet pas en question notre relation, même si j'arrive au souper avec une face de boeuf. Ça ne les impressionne pas pantoute! Au contraire, elles m'aiment assez pour voir au-delà de mon air bête, voir la peine qui se cache derrière, ou la peur, ou la fatigue. Voir le vrai. Et savoir que j'ai juste besoin d'en parler. D'être écoutée. D'être aimée finalement.

Pendant longtemps, j'avais fermé la porte à de nouvelles amitiés. Trop prenant, trop compliqué. Mais j'ai réalisé depuis qu'on a tellement besoin des autres! Que rien ne fait plus de bien que de sortir le méchant, raconter ce qui ne va pas et le dédramatiser ensemble. Parce que ça arrive à tout le monde de ne pas feeler... Mais que ça prend une ampleur démesurée quand on le garde pour soi. Le partager nous rend tellement plus légers!

Donc ce soir, est-ce qu'on va rire, dire des niaiseries, être émues? Sans doute un peu de tout ça. Mais je sais surtout que je vais revenir chez moi le coeur à la fois rempli et léger... et surtout tellement heureuse de les avoir dans ma vie.

Vive les soupers de filles.

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Ce billet a d'abord été publié sur le blogue de Julie Bélanger.

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