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06/09/2016 09:12 EDT | Actualisé 06/09/2016 10:39 EDT

S'assumer

Un mot tout simple. Si facile à dire, tellement pas évident à faire.

S'assumer.

Un mot tout simple. Si facile à dire, tellement pas évident à faire.

Mon blogue, vous vous en êtes sans doute rendu compte, se veut un site de partage et d'entraide (même si ça fait cu-cul dit de même). Je me suis souvent dit que tout ce qu'on va chercher comme outils en thérapie, on devrait nous l'enseigner à l'école. Les cours « Apprendre à s'aimer », « Apprendre à mettre ses limites » et « Apprendre à dire non » devraient être tout aussi importants que les maths ou l'anglais !

C'est de là qu'est née l'idée.

J'aurais pu tout garder ça pour moi (après tout, y'en a des années et ben de l'argent investis dans mon « mieux-être » !) mais tous ceux qui me connaissent bien vous le diront, quand j'aime quelque chose, que ça fonctionne pour moi, je veux le partager. C'est vrai pour tout : du nom de la meilleure esthéticienne en ville, au titre d'un super roman qui m'a touchée, jusqu'aux outils pour la tête et le cœur. J'suis de même.

Évidemment, comme je ne suis pas psy et que je suis loin d'avoir tout compris, ce que je peux partager, ben ce sont des bouts de ma vie. J'invente rien (My God, si j'inventais, ça serait pas mal plus cute, croyez-moi !) Tout y est, on ne peut plus authentique. Mais je vais vous dire, ça shake par moment. Big time. Sortir le côté laid, le moins reluisant, l'obscur et le triste de notre personnalité, le mettre sur la place publique, ça brasse.

Moi, en vacances, assumant ma face pas maquillée!

C'est comme si on me prenait et qu'on me virait à l'envers, comme on le ferait avec un vêtement qu'on s'apprête à mettre à spin dans la laveuse. Ça fait le même effet : ça brasse, ça décoiffe. J'en ressors étourdie, confuse... Et surtout, je me demande, à tout coup, si j'ai bien fait. Si le prix à payer n'est pas trop élevé. Pour quelqu'un qui a toujours été très discrète sur sa vie privée, je trouve parfois que j'y vais fort. J'suis passée de la fille qui longeait les murs au secondaire, qui avait peur de déplaire, qui souhaitait même être invisible, à celle qui s'exprime haut et fort sur ses bobos, ses épreuves et qui met ses tripes sur la table! C'est peut-être too much? J'suis peut-être rendue à l'autre extrême et je devrais apprendre à doser? Est-ce que je fais bien? Est-ce que c'est trop?

Je me pose ces questions-là, à chaque fois.

Et j'ai pensé tout laisser tomber, particulièrement après la petite tempête médiatique de cet été, me disant que je m'étais peut-être trompée.

Je plonge à nouveau, en retenant mon souffle et en espérant que le prochain cycle sera plus doux.

Mais vient alors un ou de nombreux (!!) messages que vous m'envoyez. Pour me dire qu'à la lecture de mon p'tit billet, vous avez été touchés. Que le mascara a coulé. Que ça vous a fait réaliser quelque chose dans votre vie à vous. Que ça vous donne espoir, d'aller mieux, de vous en sortir et d'y arriver. Que vous vous sentez moins seuls. Que ça vous fait du bien de constater que ça peut arriver à tout le monde de plier des genoux par moments... Et qu'on peut s'en relever.

Alors là, malgré le prochain spin de l'âme, malgré l'angoisse que ça fera à nouveau monter, je me dis que finalement, je fais peut-être ce que je dois faire... Donc je plonge à nouveau, en retenant mon souffle et en espérant que le prochain cycle sera plus doux.

C'est reparti. Contente de vous retrouver! :-)

Ce billet a initialement été publié sur le blogue personnel de Julie Bélanger.

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