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30/03/2016 03:02 EDT | Actualisé 31/03/2017 05:12 EDT

La fin

C'est vraiment dommage que ça prenne des événements aussi tragiques pour nous pousser à bouger parfois.

On le sait tous que notre vie a une fin. Celles des gens qu'on aime aussi. On le sait dans notre tête, on connaît la partie théorique, mais quand surviennent des événements aussi tragiques que l'écrasement d'avion survenu mardi aux Îles-de-la-Madeleine, on se rend compte qu'on n'est jamais préparés à ça. Que ça nous prend toujours au dépourvu.

Je ne connaissais pas personnellement Jean Lapierre, mais c'était un collègue en quelque sorte, puisqu'on travaillait pour les mêmes entreprises, Cogeco, TVA. On s'est déjà croisés dans les corridors. Mais même si on ne se connaissait pas, je pense que sa mort et celle de sa famille nous ont collectivement bouleversés, attristés. Ça va bien au-delà du fait qu'il était un journaliste et chroniqueur, connu et apprécié, ce sont les circonstances complètement tragiques de sa mort qui sont venues nous heurter de plein fouet.

À chaque fois qu'un événement aussi triste se produit, ça nous renvoie à notre propre mort, à la mort des gens qu'on aime. Personnellement, c'est tellement venu me chercher, que j'ai vraiment beaucoup pensé aux gens autour de moi et ça m'a amenée la réflexion suivante: si ces gens-là disparaissaient du jour au lendemain de ma vie, est-ce que j'aurais eu le temps de tout leur dire? Est-ce qu'on est à jour dans nos relations, dans nos sentiments? C'est comme si, tout d'un coup, les chicanes, les malentendus, l'égo, plus rien de tout ça n'avait un sens! On remet le compteur à zéro et on réalise vraiment que la vie a une fin.

Bref, il y a eu une véritable onde de choc dans ma propre vie. J'me suis rendu compte que non, je n'étais pas au clair avec tout le monde. Et j'ai décidé d'agir. De reprendre contact avec certains, malgré la peur (d'être rejetée, la peur de la réaction de l'autre...On en a tellement des peurs!) Et simplement de suivre mon cœur, parce que c'est trop important... pis qu'on ne sait pas le temps qu'il nous reste.

C'est vraiment dommage que ça prenne des événements aussi tragiques pour nous pousser à bouger parfois. Mardi, c'est ce que ça a provoqué dans ma vie. Et ce n'est rien comparativement à l'onde de choc horrible dans la vie des membres de la famille. Mes plus sincères condoléances à tous ceux qui doivent vivre avec ces terribles pertes, tout d'un coup. Mes meilleures pensées vous accompagnent. Et nous, vivons, aimons à fond. Après tout, c'est tout ce qu'on peut faire.

Retrouvez plus de billets de Julie Bélanger sur son site personnel.

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