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15/03/2013 01:29 EDT | Actualisé 15/05/2013 05:12 EDT

Mise au point sur une pseudo-controverse

A vendor sells pictures of Venezuelan President Hugo Chavez as his supporters gather at Simon Bolivar Square in Caracas to celebrate after Chavez announced on Twitter that he had returned to the country from Cuba and is hospitalized at a military hospital in the Venezuelan capital, on February 18, 2013. Chavez returned to Venezuela early on Monday after spending more than two months in Cuba for cancer surgery and treatment, announcing his surprise homecoming via Twitter. 'We have arrived again to the Venezuelan motherland,' Chavez wrote. 'Thank you, God. Thank you, my beloved people. We will continue my treatment here.'  AFP PHOTO/JUAN BARRETO        (Photo credit should read JUAN BARRETO/AFP/Getty Images)
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A vendor sells pictures of Venezuelan President Hugo Chavez as his supporters gather at Simon Bolivar Square in Caracas to celebrate after Chavez announced on Twitter that he had returned to the country from Cuba and is hospitalized at a military hospital in the Venezuelan capital, on February 18, 2013. Chavez returned to Venezuela early on Monday after spending more than two months in Cuba for cancer surgery and treatment, announcing his surprise homecoming via Twitter. 'We have arrived again to the Venezuelan motherland,' Chavez wrote. 'Thank you, God. Thank you, my beloved people. We will continue my treatment here.' AFP PHOTO/JUAN BARRETO (Photo credit should read JUAN BARRETO/AFP/Getty Images)

Je souhaite revenir sur les propos que j'ai tenus dans l'émission les fils de la liberté de la semaine dernière.

Cher Dominic Maurais, c'est bien évident que je ne te veux aucun mal et que je ne te souhaite aucun malheur, ni à personne d'ailleurs. Je reconnais que j'ai pu tenir des propos un peu durs à ton égard et je ne me rendais pas compte que tu étais sensible à ce point. Je crois que tu sais très bien que dans le débat public, on donne des coups, verbalement, et on en reçoit, verbalement. J'accepte les règles. J'accepte que tu puisses me tomber dessus à ton émission et te moquer de moi ou de l'un de mes textes. Mais ne viens pas jouer les vierges offensées lorsque tu goûtes à ta propre médecine.

Et je trouve assez comique de me faire servir une leçon d'argumentaire, de rectitude politique et de bon goût par un animateur de radio qui appuie ses points avec des comparaisons chancelantes dans le genre « ce n'est pas parce que tu as livré du Poulet frit Kentucky à Kingston en Ontario pendant 6 mois que tu parles anglais ». Et que dire de : « Jules Falardeau le wannabe révolutionnaire à la casquette croche ». Mais tu sais ça ne me dérange pas. Je suis, et c'est la seule chose que nous avons en commun, pour la liberté d'expression.

Par contre, je n'accepte pas que tu manques de respect aux travailleurs syndiqués ou pas, aux artistes, aux immigrants, aux étudiants, aux femmes, aux assistés sociaux. Je crois que tu es extrêmement nocif pour le Québec et malgré cela, je crois que les gens ont le droit de t'écouter quand même. Je fais confiance à l'intelligence des Québécois et au discernement de tes auditeurs. J'aime mon peuple. Avec ses défauts, avec ses qualités. J'aime le Québec. J'aime les gens qui y vivent. Peu importe leur origine ou leur religion, je fais confiance à l'intelligence des gens qui sauront faire la part des choses dans cette histoire. Et merci pour les nouveaux auditeurs qui écouteront dorénavant notre émission.

Je comprends que tu aurais préféré naître à Kansas City, Dallas ou Phoenix. Tu trouveras bien une manière de blâmer la gauche, les étudiants ou les syndicats parce que tu n'es pas heureux d'être né du mauvais côté de la frontière.

Pour terminer, je ne me lancerai pas dans une guerre de mots avec toi. Ce texte est mon ultime réponse, après tu feras bien ce que tu veux, tu me tomberas dessus pendant des mois si tu veux. Arrête de pleurnicher et laisse mon père et Paul Rose en dehors de cette histoire. Je te laisse quelques statistiques sérieuses sur le Venezuela comme tu m'avais demandé. Sans rancune.

- Toutes les instances internationales, de l'Union européenne à l'Organisation des États américains, en passant par l'Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins au Venezuela.

- Jimmy Carter, ancien président des États-Unis et ancien Prix Nobel de la paix, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ».

- L'universalisation de l'accès à l'éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 million de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d'alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l'UNESCO a décrété que l'illettrisme avait été éradiqué au Venezuela.

- Selon le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), le Venezuela, qui dispose du coefficient de GINI ( indice d'inégalité) le plus bas d'Amérique latine, est le pays de la région où il y a le moins d'inégalités.

- Selon la FAO ( Food and Agrticulture Organisation of the United Nations), le Venezuela est le pays d'Amérique latine et des Caraïbes le plus avancé dans l'éradication de la faim.

- La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à 20% en 2011. Le Venezuela s'est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes.

- Le Venezuela apporte également son aide aux communautés défavorisées des États-Unis en lui fournissant de l'essence à des tarifs subventionnés, projet parrainé par l'ancien représentant au Congrès Joe Kennedy.