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12/01/2017 08:09 EST | Actualisé 12/01/2017 08:09 EST

Le Parti québécois est-il en route pour le pouvoir en 2018?

Avec ce que Jean-François Lisée est en train de faire avec sa formation politique, les libéraux ne pourront pas aussi bien s'en sortir en 2018 et le PQ se dirige cette fois-ci vers un gouvernement majoritaire, gouvernement qui sera nationaliste et progressiste.

Visiblement, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, n'a pas pris beaucoup de temps à festoyer entre Noël et le jour de l'An puisqu'il vient, par l'entremise d'une publicité qui tombe à point - l'aile nationaliste libérale est complètement disparue du pouvoir au profit d'un fédéralisme aveugle à Québec - de proposer quelques politiques démontrant enfin une vision nationaliste de ce que le Québec pourrait être sous un gouvernement péquiste.

On y parle entre autres de nationalisme économique «plus musclé», d'une économie verte, d'amener un changement positif pour l'électorat et de clore définitivement les trop nombreuses années de pouvoir du Parti libéral à la tête du Québec.

Qui plus est, selon TVA nouvelles, le nationalisme économique du Parti québécois s'inspirait du «Buy American Act» et miserait sur l'achat de produits québécois afin, dit-on, de faire la promotion des emplois d'ici.

De plus, toujours selon la même source, le PQ aurait l'intention de modifier le rôle de la Caisse de dépôt et placement, de modifier également l'utilisation du fonds des générations afin de garder les sièges sociaux au Québec ainsi que de donner la possibilité aux employés qui perdent leur usine de l'a racheter par le biais d'une coopérative.

Mais, ce qui retient davantage mon attention, c'est le désir des péquistes - contrairement aux libéraux - d'utiliser la Société des alcools du Québec (SAQ) pour vendre la marijuana légalisée, ce qui est à mon sens une bonne nouvelle en soi, puisque ce procédé devrait enrichir considérablement l'ensemble des Québécois et assurerait une qualité du cannabis vendu qui, rappelons, est une substance qui ne fait pas l'unanimité au sein de la société civile.

En somme, Lisée marque d'une façon positive son parti et prend assurément la position de tête du nationalisme devant la Coalition avenir Québec qui, elle, tente encore de se définir par une multitude de propositions qui souvent disent une chose et son contraire.

Lisée en contrôle de la situation

Jean-François Lisée a eu certes un début de chefferie en dents de scie, notamment avec l'establishment du parti, mais, il est clair que maintenant, il a bel et bien affirmé son autorité au sein de sa formation et les prochains mois d'ailleurs, devrait nous confirmer cette nouvelle réalité dans la donne politique québécoise.

La vérité est que tranquillement, mais sûrement, Lisée est en train d'unir la gauche au Québec par une vision nationaliste et progressiste, tandis qu'à droite, le PLQ et la CAQ s'arrachent une partie du même électorat.

D'ailleurs, sur ce sujet, les dernières charges données par Éric Duhaime avant les Fêtes contre le chef caquiste et le désir d'un retour de l'enfant chéri de Cacouna, Mario Dumont en politique active ainsi que la récente déclaration de Legault voulant qu'il soit peut-être bon de taxer davantage les riches afin d'aider la classe moyenne pour ensuite reculer n'a définitivement pas aidé ce dernier dans sa quête du pouvoir.

À l'opposé, les dernières propositions économiques de Jean-François Lisée ainsi que la mise sur pied de L'Autre 150e pour renseigner les Québécois sur la véritable histoire du Canada - autre que la vision idyllique du Parti libéral du Canada - sont en train de paver la voie à un retour du Parti québécois au pouvoir en 2018, et ce, majoritaire.

Quant au Parti libéral de Philippe Couillard, le retour de Pierre Moreau et un remaniement ministériel pourraient redonner de l'oxygène à ce parti, même si la firme de sondage CROP a tenté fallacieusement - bien qu'on affirme le contraire - de nous convaincre dernièrement que tout allait bien au PLQ, quoique le parti, malgré l'apparence donnée par CROP, a tout de même décidé de procéder à un sondage interne afin de jauger la perception de ses membres, notamment, sur l'éthique...

Le Parti québécois ne se battra pas lui-même en 2018

À l'instar de ce qui s'est passé aux États-Unis avec l'élection de Trump, où ce n'est pas celui-ci qui a réellement gagné, mais bien le Parti démocrate d'Hillary Clinton qui s'est battu lui-même, ce n'est également pas le Parti libéral qui a remporté une victoire en 2014, mais bien le Parti québécois qui s'est, lui aussi, battu par lui-même.

Or, avec ce que Lisée est en train de faire avec sa formation politique, les libéraux ne pourront pas aussi bien s'en sortir en 2018 et le PQ se dirige cette fois-ci vers un gouvernement majoritaire, gouvernement qui sera nationaliste et progressiste, et ce, pour le bien commun et non uniquement pour le sacro-saint néolibéralisme - idéologie si bien protégée par notre premier ministre actuel, le libéral Philippe Couillard qui, rappelons-le, a littéralement sauvé le Québec...

Évidemment, bien des choses peuvent changer d'ici octobre 2018, toutefois, si le Parti québécois joue bien ses cartes, il pourra définitivement envisager l'indépendance nationale pour 2022 et finalement y accéder...

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