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11/01/2018 09:00 EST | Actualisé 11/01/2018 09:00 EST

Le Québec doit forcer l’issue constitutionnelle

L'année 2018 est bel et bien commencée et elle en sera une électorale pour la belle province.

Niyazz via Getty Images

Je propose ici une façon pour le Parti Québécois de reprendre le contrôle du programme politique en 2018. Par contre, le sujet étant complexe, il sera publié en deux parties. La première mettra la table pour ma proposition en faisant une rétrospective de l'année 2017 selon mon point de vue, et la deuxième partie, sera consacrée essentiellement à ma proposition. Merci et bonne année 2018 à tous les lecteurs du HuffPost!

L'année 2018 est bel et bien commencée et elle en sera une électorale pour la belle province. Cependant, force est d'admettre que le résultat du prochain scrutin au Québec se jouera essentiellement sur de la politique day/today et sur l'enjeu de la formation qui sera le plus en mesure de déloger les libéraux, si ce n'est d'un possible retour du parti fédéraliste québécois aux neuf vies, le Parti libéral.

Selon les sondages et la tendance, les Québécois — à défaut d'avoir une meilleure option — pourraient être tentés de voter pour la Coalition avenir Québec afin de se libérer des libéraux.

Selon les sondages et la tendance, les Québécois — à défaut d'avoir une meilleure option — pourraient être tentés de voter pour la Coalition avenir Québec afin de se libérer des libéraux. Par contre, cet exercice équivaudrait tout simplement à changer une belle piasse de la fédération canadienne pour « CAQ trente-sous »...

Oui, parce que voter pour la Coalition est synonyme de voter pour une copie carbone du Parti libéral — avec, seulement, l'odeur de corruption en moins. Mais, essentiellement, le Québec se dirigera dans la même direction, en empruntant ainsi le même chemin du néolibéralisme, fédéraliste et statuquoiste s'il élit Legault à sa tête.

La CAQ a beau se vanter d'être nationaliste, mais il vient un temps où il faut plus que des mots et de l'ambigüité pour s'identifier de la sorte, chose que François Legault est incapable d'accomplir, cherchant davantage le pouvoir pour le pouvoir que l'émancipation de son peuple, et ce, autant comme nation libre que comme partenaire respecté et reconnu dans une fédération canadienne où il aurait signé la constitution avec l'aval de la nation québécoise...

Quant au Parti québécois de Jean-François Lisée, il est présentement dans un creux historique — creux provoqué en partie par les nombreux coups de couteau dans le dos de Québec solidaire à son endroit et qui cherche ouvertement à remplacer la formation de René Levesque à gauche, quitte à provoquer la disparition de ce parti historique...

D'ailleurs, au sujet de QS, nous avons véritablement vu son vrai visage lors des négociations sur la convergence souverainiste enclenchée par le PQ et nous avons également pu constater sa folie lorsque Manon Massé a fait une sortie publique pour annoncer que sa formation rayait de son programme le mot « patrimoine », puisqu'elle le jugeait trop masculin, prétextant que c'était un mot, qui, dans sa racine, référait à une forme de présence et de domination du masculin...

Quand tu es rendu à t'attaquer à ce faux problème, c'est probablement que la majorité des autres doivent être assurément résolus... Est-ce que Québec solidaire va éventuellement demander aux hommes de faire leur petit pipi assis puisque les deux sexes peuvent le faire ainsi, afin d'établir une vraie égalité ? J'exagère ici à peine, mais encore une fois, force est de constater que QS va dans une direction où le Québécois moyen n'y voit aucune utilité, mais celui-ci se rend désormais bien compte des motivations secrètes de cette formation à tendance usurpatrice...

Quoi qu'il en soit, le Parti québécois a malheureusement échoué à devenir le choix du changement, et ce, au profit de la CAQ, et doit prochainement changer son fusil d'épaule afin d'opter pour une stratégie où seuls Jean-François Lisée et ses troupes pourront occuper la patinoire.

Changer de stratégie est obligatoire pour le PQ

Jean-François Lisée, pendant la course à la chefferie du Parti québécois, avait promis de remplacer les libéraux en 2018 répondant ainsi à un désir d'une majorité de Québécois tout en promettant un référendum pour le mandat débutant en 2022.

Par contre, s'il échoue dans sa tentative de remplacer les libéraux, il est clair qu'il peut également oublier le référendum sur l'indépendance en 2022 n'est-ce pas ?

Il faut aussi l'admettre: se lancer ou souhaiter un référendum traditionnel comme les précédents n'est pas à l'ordre du jour et n'est également pas une priorité pour les Québécois, car avouons-le, ces derniers sont devenus avec le temps, allergique à cette forme de consultation, surtout au sujet de la souveraineté.

D'un autre côté, le désir de l'indépendance du Québec était le ciment qui collait les membres du Parti québécois ensemble, car, ceux-ci espéraient un jour voir le Québec rejoindre le concert des nations. Ils ont donc embarqué dans le pari de Jean-François Lisée, soit, celui de remplacer les libéraux en 2018 tout en préparant un référendum pour le mandat de 2022.

Toutefois, les coups de couteau donnés dans le dos du PQ par Québec solidaire, qui ont entrainé la montée de la CAQ dans les sondages, ont complètement fait échouer le plan mis de l'avant par le stratège péquiste...

L'érosion du vote souverainiste, au profit de Québec solidaire et la perte des nationalistes au profit de la Coalition avenir Québec, et même de plusieurs souverainistes qui voteront pour la CAQ afin de se débarrasser des libéraux, ont complètement déboussolé le Parti québécois, qui risque, selon certains observateurs, de finir comme la défunte Union nationale — dans les oubliettes de l'histoire...

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