LES BLOGUES
01/09/2016 07:57 EDT | Actualisé 01/09/2016 07:57 EDT

Alexandre Cloutier doit mettre l'arrogance de côté

Si Alexandre Cloutier est si sûr de remporter la victoire, qu'il se présente donc au débat du Lac-Saint-Jean au lieu de se cacher derrière les règles du Parti...

Le chat vient de sortir du sac et la vérité avec - l'establishment péquiste appuyant la candidature d'Alexandre Cloutier, par l'entremise de plusieurs associations de comté, empêche les autres candidats de rencontrer les membres du Parti québécois lors de leur tournée.

Bien qu'Alexandre Cloutier nie cet état de fait en affirmant arrogamment que ses adversaires tentent de vouloir fixer de « nouvelles règles » puisqu'ils « sentent qu'ils sont en train de perdre la course, » il n'en demeure pas moins que d'autres observateurs politiques ont récemment fait allusion à des pratiques qu'on pourrait définir de cheaps venant du clan Cloutier.

En effet, le chroniqueur politique du Journal de Québec, Jonathan Trudeau, a affirmé dernièrement qu'en coulisses, «les clans Cloutier et Hivon ne se faisaient aucun quartier et que les attaques étaient virulentes». Il est quand même étonnant qu'un homme de la trempe de Cloutier s'adonne à certaines bassesses envers celle qu'il considère comme sa grande amie...

Vous allez sûrement me dire que dans ce cas, Véronique Hivon et son équipe font visiblement la même chose, toutefois, le clan Hivon n'a pas envoyé de mot d'ordre au début de la course, empêchant ses appuis de signer le bulletin de candidature d'un autre aspirant, comme l'a fait le clan Cloutier, cherchant ainsi à favoriser le couronnement...

Demander donc à certains députés qui appuient Cloutier - que je ne nommerai pas ici - s'ils ont signé le bulletin de candidature de Martine Ouellet ou bien de Jean-François Lisée? Vous allez être surpris de la réponse...

Le Parti québécois, s'il veut un jour reprendre le pouvoir et ainsi sortir le Québec du marasme dans lequel le Parti libéral l'a conduit, doit inéluctablement reprendre le chemin démocratique et respectueux que René Levesque a tracé au lieu de se conduire -- pour certains -- comme ceux qu'ils veulent remplacer, en l'occurrence, nos bons libéraux...

Le débat du Lac-Saint-Jean

Si Alexandre Cloutier est si sûr de remporter la victoire, qu'il se présente donc au débat du Lac-Saint-Jean au lieu de se cacher derrière les règles du Parti...

D'ailleurs, si, pour ce dernier, Lisée et Ouellet -- par leurs affirmations -- veulent des nouvelles règles parce qu'ils sont en train de perdre la course, Cloutier, quant à lui, a peur d'avoir à croiser le fer dans son fief contre ses opposants, voyant - peut-être - sa confortable avance du début fondre trop rapidement à son goût...

On a beau jouer la prudence afin d'éviter les dégâts, mais il ne s'agit pas ici d'un débat organisé par la CSN en vue de confronter un député conservateur maladroit, mais bien d'un débat démocratique entre aspirants à la chefferie du Parti québécois afin, qu'ultimement, le Québec rejoigne le concert des nations, avec en tête, son nouveau chef.

Les « coups bas » et les « p'tites manigances » entre péquistes ne devraient en aucun cas avoir lieu, surtout que l'enjeu, -- sortir les libéraux -- devrait, dans tous les cas, avoir préséance sur les pitoyables jeux de coulisses internes dont le Parti québécois s'est fait le champion durant les dernières années.

Quant à l'establishment, prenez le temps de vous regarder dans une glace, et de calculer les bons coups et les années au pouvoir que vous avez eues dans les quinze dernières. Il est fort possible que vous n'ayez besoin que d'une seule main pour les compter.

Il ne s'agit plus ici d'une question d'ego, mais bien davantage d'un mode de vie pour les Québécois et, ultimement, de l'existence même de la seule nation française d'Amérique du Nord...

Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Jean-François Lisée et Paul Saint-Pierre Plamondon, vous aurez, dans un avenir rapproché, à travailler ensemble. De grâce, rappelez-vous que l'ennemi n'est pas au sein du PQ, mais en face de vous à l'Assemblée nationale.

Soyez à la hauteur d'un chef et comportez-vous comme tel...

En résumé, sur une note plus humoristique et qui brosse bien la situation au sein du Parti québécois : « Il vaut mieux être cocu qu'aveugle. Au moins, on voit les confrères. » Une citation de l'écrivain et poète français, Guillaume Appolinaire.

À LIRE AUSSI

>La course à la direction du Parti québécois monte d'un cran (VIDÉO)

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Galerie photo Qui pourrait devenir chef du PQ Voyez les images

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter