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Les foulards de Pauline, un an après

En écoutant l'entrevue que Pauline Marois a accordée à Guy A Lepage, j'ai repensé à Philippe Couillard vociférant lors de la dernière campagne électorale qu'elle allait «en manger une!».

À Tout le monde en parle ce dimanche, il y avait entre autres invités Pauline Marois. Vous vous souvenez... ? Pauline Marois, c'est ...

- Celle à qui on a reproché ses foulards parce qu'on n'avait rien d'autre à lui reprocher, surtout pas des accointances avec des personnages liés à d'importantes fraudes

- Celle qui a envoyé ses quatre enfants à l'école publique par conviction idéologique et par esprit de congruence

- Celle qui a été victime d'une tentative d'assassinat politique et misogyne, attentat que ses adversaires ainsi que les médias ont traité comme un banal incident

- Celle à qui on doit une meilleure qualité de vie de l'ensemble des citoyens et plus particulièrement des femmes et des enfants

- Celle qui a hautement et constamment contribué à la plupart des réformes sociales d'envergure qui ont fait avancer le Québec ces 40 dernières années

- Celle qui a consacré sa vie entière à faire du Québec un lieu où chaque citoyen et citoyenne trouve des conditions de vie épanouissantes plutôt que strictement décentes

- Celle qui n'a jamais cru nécessaire d'accrocher le nom de son mari au sien

- Celle qui a été traitée avec un mépris incommensurable en raison de... En raison de quoi au juste? Son imperfection peut-être? Les femmes devant, dans des postes d'hommes, de pouvoir et de haut niveau, être parfaites ou disparaître.

- Celle qu'on a élue première ministre du Québec, dans une sorte d'écart de langage électif, pour mieux la lapider ensuite.

- Celle qu'on a remplacée par le pire premier ministre et le pire gouvernement que le Québec n'aura jamais connus à ce jour.

En regardant l'émission, en écoutant l'entrevue qu'elle a accordée à Guy A Lepage, j'ai repensé à Philippe Couillard vociférant grossièrement, lors de la dernière campagne électorale, qu'elle allait «en manger une!». Lorsqu'elle proposa de lever son verre au cinéaste Denis Villeneuve, je me suis ennuyée de son élégance de cœur et même de ses foulards.

Puis, j'ai eu le malheur d'évoquer le ministre Barrette et là, je me suis ennuyée à pleurer du ministre Réjean Hébert.

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