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10/12/2018 12:10 EST | Actualisé 10/12/2018 13:17 EST

Pacte écologique: une belle occasion manquée il y a plus de 30 ans...

Il y a 30 ans, c’était déjà tellement clair qu’il fallait faire quelque chose, qu’il fallait proposer d’autres manières d’agir, d’autres visions des choses.

Où était tout ce beau monde au moment où Serge Mongeau lançait son cri du cœur et son fameux livre «La simplicité volontaire» en 1985?
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Où était tout ce beau monde au moment où Serge Mongeau lançait son cri du cœur et son fameux livre «La simplicité volontaire» en 1985?

Avec ce fameux pacte, nous avons un exemple patent du retard de la société sur la problématique des changements climatiques qui semblent n'être considérés que sous l'angle de la consommation; moins de pétrole, moins de viande, moins de plastiques, etc.

Où était tout ce beau monde au moment où Serge Mongeau lançait son cri du cœur et son fameux livre «La simplicité volontaire» en 1985? Combien de signataires du pacte étaient à ses côtés et combien ont déchiré leur chemise sur la place publique pour dénoncer la société de surconsommation qui sévissait déjà alors?

Il y a 30 ans, c'était déjà tellement clair qu'il fallait faire quelque chose, qu'il fallait proposer d'autres manières d'agir, d'autres visions des choses. Ça ne prend pas le Pogo le plus dégelé de la boite pour comprendre qu'une croissance infinie dans un monde fini est impossible. Ça aussi, il y a longtemps que ça devrait être clair.

Penser sauver la planète seulement sous l'angle de la consommation
Est déjà une vision dépassée.
Non seulement accumulons-nous du retard,
Mais nous n'allons pas assez loin ni assez vite.

Au cours de ces 30 dernières années, quels sont les artistes, hommes d'affaires et autres individus signataires du pacte, qui ont mis leur carrière en veilleuse ou modifié radicalement leur parcours pour sauver la planète?

Personne. Pourtant, c'est ce que tout le monde aurait dû faire.

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Car, durant toutes ces années, la moyenne des ours était plutôt préoccupée à accumuler les succès et les honneurs plutôt que d'empêcher la société de s'enfoncer toujours plus profondément dans le trou du libéralisme irresponsable. Tels les rats qui, de par leur nature, sont poussés à ronger tout et n'importe quoi pour survivre, nous, humains, de par notre nature, sommes poussés à produire, consommer, construire, etc. de manière incessante, sans trop réfléchir.

Avant de lutter contre les changements climatiques,
Il nous faudra lutter contre notre propre nature;
Changer nos attitudes, réflexes et habitudes ataviques.

Chaque jour que Gaïa rend possible généreusement, nous devenons de plus en plus abrutis par une société du spectacle et du divertissement qui participe naïvement à la course au succès, aux tapis rouges, à la performance et à l'excellence dont on sous-estime l'impact sur notre empreinte écologique et dont on oublie trop facilement qu'elle est générée par ceux-là mêmes qui signent des pactes.

Chaque jour, ce sont les mêmes émissions de radio et de télé, les mêmes mégas visions entrepreneuriales, les mêmes trains remplis de pétrole qui parcourent la planète, les mêmes politiciens qui s'affairent à gérer nos affaires, etc., etc., etc.

Chaque jour, c'est le même rituel, tout roule et tout le monde vaque à ses occupations comme si de rien n'était. Pour garder le rythme, il faut consommer, il faut polluer...

Nous ne nous rendons même pas compte que ce rythme de vie infernal contribue tout autant aux changements climatiques qui, ultimement, nous mènent à notre perte.

Comment ne pas voir la relation évidente avec nos vies de fous?
Sur la fuite en avant de nos sociétés?
Pour que les choses changent
Maintenant
Drastiquement
il nous faut tout arrêter
Arrêter de fabriquer, de produire, de consommer,
De commercer ce qui n'est pas essentiel.
Arrêter le superflu, le non urgent.
On ne maintient que les services essentiels
Chacun retourne chez soi afin de prendre soin des siens.
Nous sommes tous dans le même bateau.
Nous sommes tous un morceau du casse-tête.
Nous sommes tous le problème. Nous sommes tous la solution.
Révoluons!

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