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26/10/2016 08:41 EDT | Actualisé 27/10/2016 10:44 EDT

Avez-vous déjà entendu une féministe parler de sexualité sans un contexte de victimisation de la femme?

Je deviendrai féministe le jour où, au lieu de partir des mouvements débiles comme #SansOuiCestNon, elles partiront des mouvements comme #JeMeMasturbePendantLaPénétration et #MoiAussiJeJouis.

Je rage quand on fait passer «les hommes» pour des agresseurs... et quand je vois des hommes qui se disent féministes. Les féministes d'aujourd'hui sont à ce point déconnectées de ma réalité que je ne peux concevoir que des hommes s'abaissent à en faire partie. Ces mêmes gens de gauche qui insistent pour qu'on accueille plus de gens de pays dont la culture est carrément barbare et qui insistent également pour qu'on les accommode dans leurs rites arriérés.

Les cheveux me dressent sur la tête chaque fois que j'entends parler de la culture du viol. Je ne dis pas que notre culture est parfaite, loin de là. Mais remettons tout de même les choses en contexte. Dans certains pays, une femme peut être condamnée à être violée pour un crime qu'elle a commis, ou même pour punir un crime commis par un homme de sa famille.

Dans plusieurs pays musulmans, le «taharrush game» est un jeu de harcèlement sexuel commis pas plusieurs hommes contre une femme, menant parfois au viol collectif. De plus en plus de pays ayant accueilli en grand nombre des immigrants en provenance de ces pays voient ce phénomène se produire chez eux.

Un phénomène dérangeant se constate également chez plusieurs rappeurs américains. Des textes de chansons faisant la promotion directe du viol et des violences sexuelles. Le rappeur Rocko, dans sa chanson U.O.E.N.O, raconte avoir mis de la drogue dans la boisson d'une femme et avoir eu des relations sexuelles avec elle lorsqu'elle était sous l'effet de cette drogue «she ain't even know it» (elle ne le sait même pas).

Plus du tiers des victimes d'agressions sexuelles ont moins de 15 ans, plus de la moitié ont moins de 18 ans

Eminem, dans la chanson Stay Wide Awake, dit :

«See whore, you're the kind of girl that I'd assault and rape, Then figure, why not try to make your pussy wider,Fuck you with an umbrella, Then open it up while the shit's inside ya » (Tu vois, pute, tu es le genre de fille sur qui je sauterais et que je violerais. Ensuite imagine, pourquoi ne pas essayer d'élargir ta chatte? Je te fourrerais avec un parapluie, et je l'ouvrirais à l'intérieur de toi.)

Beurk!

Par contre, au Québec, la seule fois où je me rappelle avoir vu quelque chose d'équivalent, ça provenait du blogueur Gab Roy. Il a fait la description détaillée de la façon dont il aimerait violer Mariloup Wolfe, et également lors de ce monologue :

«Tu es là si belle, tu es mon air, tu es si pure, tu n'es pas encore au secondaire.

Il est si dur pour moi de te voir pleurer quand j'essuie ma graine pleine de sang sur ton toutou préféré. Dans le silence de la nuit, j'entends des soupirs, la douce mélodie de ton hymen qui déchire. »

Mis à part cet hurluberlu qui a, heureusement, été déclaré délinquant sexuel à vie et accusé de contacts sexuels et de leurre envers une mineure, à quoi se résume «notre» culture du viol?

Il est bon de mentionner que les agressions sexuelles sont en baisse chez nous, que plus du tiers des victimes d'agressions sexuelles ont moins de 15 ans, plus de la moitié ont moins de 18 ans et que l'agresseur est connu de la victime environ 85% du temps. Et le pire, c'est que ces chiffres ne tiennent compte que des agressions sexuelles, mais ne tiennent pas compte des nouvelles infractions sexuelles, comme le leurre et la corruption d'enfant.

Les grands oubliés dans cette hystérie féministo-médiatique de la culture du viol sont la complicité des femmes dans les abus sexuels faits aux enfants, et le plaisir sexuel au féminin.

Des cas célèbres comme celui de Renald Côté, le bourreau de Magog, qui a abusé de sa fille Isabelle jusque sur son lit de mort, et celui du professeur de cégep à Trois-Rivières qui a agressé ses filles pendant une vingtaine d'années ont mis en relief le rôle des femmes dans la perpétuation des abus.

Quand on refuse de sévir contre les femmes qui sont complices de viols

Les filles du professeur, dont l'amie de la mère travaillait à la DPJ, étaient parfois placées nues, à genoux dans le passage, pendant plus d'une heure. Quand le père leur lisait une histoire pour s'endormir, celles-ci devaient être nues. Il prenait de longues douches avec une de ses filles, et les agressions se passaient alors que la mère «lisait son Écho-Vedettes» dans la chambre voisine. Cette mère, la première au Canada a avoir été inculpée pour avoir laissé son mari abuser sexuellement de ses filles, a été acquittée.

Bref, les grands oubliés dans cette hystérie féministo-médiatique de la culture du viol sont la complicité des femmes dans les abus sexuels faits aux enfants, et le plaisir sexuel au féminin.

Vous vous souvenez d'avoir entendu une féministe parler de sexualité sans que ce soit dans un contexte de victimisation de la femme?

Pas moi.

Je deviendrai féministe le jour où, au lieu de partir des mouvements débiles comme #SansOuiCestNon, elles partiront des mouvements comme #JeMeMasturbePendantLaPénétration et #MoiAussiJeJouis.

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