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29/04/2016 10:20 EDT | Actualisé 30/04/2017 05:12 EDT

Jeff Fillion est dehors, Prince est mort et l'espace d'un instant, on est tous devenus amis...

Malheureusement, ça prend toujours une petite crise, un décès qui nous atteint, un événement majeur (bon ou mauvais) pour qu'on se parle, pour que le sentiment de communauté renaisse et que, l'espace d'un instant, on ait tous quelque chose à se dire, ensemble...

Malheureusement, ça prend toujours une petite crise, un décès qui nous atteint, un événement majeur (bon ou mauvais) pour qu'on se parle, pour que le sentiment de communauté renaisse et que, l'espace d'un instant, on ait tous quelque chose à se dire, ensemble...

Et aussitôt la nouvelle refroidie (jeu de mots involontaire), on se referme et on redevient tout seul, ensemble.

On en a discuté, on a tous donné notre petite opinion, partagé notre grain de sel, lancé notre roche avec les autres et on s'est sentis unis dans cette expérience.

La page maintenant tournée, on est de retour sur nos iPhone, les yeux sur nos souliers à faire semblant de ne plus se voir même si on marche côte à côte, qu'on attende l'autobus ensemble ou qu'on arrive à la garderie au même moment.

(Fait vécu, quand je salue d'autres parents du CPE chaque matin, environ une personne sur deux ne me répond pas. Pire quand c'est une femme, qui a probablement peur qu'en me répondant, je m'imagine qu'elle s'intéresse à ma personne et la harcèle pour son numéro de téléphone. Parfois, «bonjour», c'est juste «bonjour»...)

La recherche de réconfort, le goût de communiquer et de partager, on l'a tous. Il semble juste nous manquer l'étincelle, le petit élément commun pour engendrer une discussion. Un échange, quelques mots, n'importe quoi qui risque d'être fort plus intéressant et enrichissant que ton fil d'actualité Facebook et les pensées de motivation de ta tante que tu n'as pas vue depuis Noël.

Je vais vous confier une idée, on n'est pas obligés d'attendre la prochaine crise du verglas ou le prochain attentat en Europe pour se jaser un peu, pour se dire bonjour et arrêter de se regarder les pieds. On a chaque jour ces occasions qui se présentent et méritent un petit mot.

Vous êtes à côté de quelqu'un qui attend le bus, vous avez un point en commun!

Vous marchez dans la rue à côté d'un étranger, vous avez un point commun!

Vous mettez du gaz en même temps, vous avez un point commun!

Vous attendez en file pour payer ensemble, vous avez un point commun!

Dites-vous bonjour, souriez-vous, levez vos yeux et enlevez vos œillères. On essaie peut-être de vous sourire, mais vous être trop occupé à être tout seul pour vous en rendre compte.

Quand il y a un attentat majeur, un accident ou une météo qui fait des siennes, on a soudainement une excuse pour parler aux gens. On doit en avoir besoin de ce contact, car on le fait. On se parle!

On se dit des trucs comme: «As-tu vu ça?»

«C'est tellement triste !»

«Méchante température bizarre!»

Mais vous savez quoi? Vous pouvez vous parler quand même quand rien n'explose, quand personne ne meurt ou disparait, quand personne ne perd son job.

Vous allez dans quel coin? Bon matin! J'espère que le bus sera à l'heure. L'épicerie est vraiment rendue chère! Je déteste quand ce genre de truc m'arrive, etc.

En ouvrant les yeux et en ouvrant vos esprits, vous découvrirez qu'autour de vous circule un paquet de gens merveilleux, intéressants et passionnés. Des gens qui ont plein de choses à dire, d'opinions à échanger et qui n'attendaient comme vous, qu'une petite raison pour s'ouvrir et vous rappeler comment c'est beau, une discussion. Comment c'est beau une communauté.

Alors je vous le dis ici, juste de même : Bonjour!

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