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03/10/2015 08:58 EDT | Actualisé 03/10/2016 05:12 EDT

Pourquoi je serai dans la rue le 3 octobre

Cette manifestation, c'est une belle occasion de lancer un message fort au gouvernement : qu'il abandonne son obsession idéologique au profit de l'austérité et qu'il vienne négocier de bonne foi.

Le 3 octobre prochain, je serai aux côtés de milliers de citoyennes et citoyens dans la manifestation nationale du Front commun. J'y serai pour appuyer la négociation du secteur public. J'y serai pour défendre nos services publics. J'y serai pour exiger que le gouvernement du Québec se donne une réelle stratégie de réduction des inégalités sociales.

Une manifestation nationale d'importance

Cette manifestation est lancée à l'appel du Front commun, qui regroupe plus de 400 000 travailleuses et travailleurs du secteur public, aussi bien en santé et services sociaux, qu'en éducation et dans la fonction publique.

À la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), c'est l'ensemble de nos syndicats qui y est convié. C'est que nous représentons à la fois des membres dans le système public de santé et de services sociaux, mais aussi des milliers de travailleuses et travailleurs dans les CPE, dans le secteur préhospitalier, dans les services de garde en milieu familial, dans les centres d'hébergement privés, dans les ressources intermédiaires et de type familial et dans les organismes communautaires.

D'ailleurs, comme indication de la détermination de nos membres, mentionnons la question du manque d'autobus interurbains. Pour compenser, il y en a plusieurs qui vont venir de loin en bon viel autobus scolaire (avec sa suspension unique, pas de toilette, etc.). D'ailleurs, nous avons un groupe qui vient de Chandler en autobus jaune. Je vais les rejoindre vendredi soir pour faire le voyage de plus de 1 000 km avec nos membres du coin.

Cette manifestation, c'est une belle occasion de lancer un message fort au gouvernement : qu'il abandonne son obsession idéologique au profit de l'austérité et qu'il vienne négocier de bonne foi. Il en va certes des conditions de travail du personnel, mais aussi de l'avenir de nos services publics. Ceux-ci sont directement attaqués par les nombreuses mesures d'austérité, tellement que même le premier ministre est forcé d'admettre qu'il s'en prend actuellement aux plus démunis de notre société.

À la FSSS, la très grande majorité de nos syndicats du secteur public ont maintenant leur mandat de grève en poche. Cette tournée d'assemblées générales m'a permis de constater une chose : les travailleuses et travailleurs en ont marre de faire les frais de l'austérité. Ils s'attendent à d'autres choses de leur gouvernement. Et ils ont bien raison, parce que celui-ci n'a pas le mandat ni la légitimité de démanteler nos services publics!

Toutes les raisons d'y être!

C'est donc en grand nombre que nous devons être dans les rues de Montréal ce samedi. Cette manifestation, elle ne concerne pas seulement les travailleuses et travailleurs en négociation. Elle touche l'ensemble de la population, parce que c'est tous les Québécoises et Québécois qui profitent de nos services publics.

Le 3 octobre, je vous invite à être des nôtres!

Parce que ce gouvernement ne fait qu'accentuer les inégalités sociales en appliquant des mesures d'austérité qui s'en prend aux plus démunis et aux travailleuses et travailleurs, au lieu d'aller chercher l'argent là où il est. Parce que nos services publics ne peuvent plus continuer de subir des coupes massives chaque année. Parce que les travailleuses et travailleurs en négociation sont essoufflés et méritent de meilleures conditions de travail, y compris de meilleurs salaires, pour mieux servir la population.

Le 3 octobre, j'y serai, et j'espère rencontrer plusieurs lectrices et lecteurs de ce billet. Et vous?

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