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Coiteux n'est pas capable de justifier la coupure de 8 % à Sept-Îles et Port-Cartier !

Après l'excellente manifestation qui a regroupé plus de 150 000 personnes samedi dernier, je suis retourné à Québec pour rencontrer des représentants syndicaux de la Côte-Nord qui ont installé une vigile devant l'Assemblée nationale cette semaine.

Après l'excellente manifestation qui a regroupé plus de 150 000 personnes samedi dernier, je suis retourné à Québec pour rencontrer des représentants du Syndicat des techniciens et professionnels de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord-CSN qui ont installé une vigile devant l'Assemblée nationale cette semaine.

Afin d'atteindre ses objectifs de compressions, Martin Coiteux a déposé un projet de négociation qui est pour le moins très provocateur et qui contient des reculs incroyablement indécents. D'ailleurs, le président du Conseil du trésor a voulu et a réussi à installer un climat de panique à plusieurs niveaux dans le réseau. D'abord, il a visé les personnes près de la retraite, en les menaçant de devoir retarder leur départ avec risque de lourdes pénalités.

Un gouvernement qui prend tous les moyens pour appauvrir les travailleuses et travailleurs

Un exemple qui démontre bien comment ce dépôt patronal est odieux et comment ce gouvernement n'a aucune considération pour d'autres choses que l'argent, est sa proposition de couper la prime de rétention de 8% à tout le monde travaillant à Sept-Îles et à Port-Cartier !

Commençons par une petite mise en contexte.

Depuis près de 40 ans, dû à un coût de la vie plus élevé qu'ailleurs, et qui a d'ailleurs augmenté de façon importante ces dernières années avec les travaux qui se font à la Romaine, les gouvernements ont mis en place une prime de rétention de 8% pour ceux et celles qui travaillent dans le secteur public. Pour une travailleuse à temps complet dans l'hôpital de Sept-Îles, qui ne gagne pas 40 000$ par année, cette prime peut monter de 3 000 à 3 500$ par année. Ce montant ne paie pas un voyage dans le Sud. Il aide à payer des loyers qui sont plus chers qu'ailleurs, la nourriture qui est plus chère qu'ailleurs, un coût de la vie qui est tout simplement beaucoup plus élevé qu'ailleurs.

En déposant un projet si méprisant, le président du Conseil du trésor veut conditionner l'opinion publique, ainsi que l'opinion de nos membres. Si jamais il recule sur les aspects qui n'ont aucun sens dans son dépôt patronal, comme l'abolition de cette prime de 8%, il espère que le public, et une partie de nos membres, vont se dire que finalement, on a évité le pire. Il faut pourtant savoir que de le faire reculer sur les aspects les plus odieux sera loin d'être suffisant pour répondre aux besoins des travailleuses et travailleurs.

Pour éviter le pire, il va falloir que le président du Conseil du trésor retire ces éléments indignes et réponde favorablement à nos demandes à la table centrale de négociation, là où nous négocions nos salaires et notre régime de retraite !

Négocier pour freiner les inégalités

Les milliers de travailleuses et travailleurs qui ont voté fortement en faveur de mandats de grève se battent pour mettre un terme à leur appauvrissement. Les 150 000 personnes qui se sont déplacées à la manifestation du Front commun entendent bien faire mentir le gouvernement : ils ne le laisseront pas démanteler les services publics et appauvrir le personnel sans réagir.

Au courant des derniers mois, le gouvernement a eu l'occasion de nous démontrer à quel camp il appartient. Nous savons maintenant qu'il fera tout en son pouvoir pour favoriser les plus riches et les entreprises comme les banques et les minières. Pour y parvenir, il est bien prêt à abandonner le reste de la population et à augmenter les inégalités sociales.

La riposte s'organise. La détermination des travailleuses et travailleurs est de plus en plus forte. Si le gouvernement a choisi son camp, nous avons aussi choisi le nôtre. Cet automne, nous serons aux côtés des travailleuses et travailleurs qui veulent se battre contre la hausse des inégalités sociales et préserver nos services publics.

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