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Les sages-femmes de la Maison de naissance Côte-des-Neiges nous ont permis de vivre un petit miracle : accoucher à la maison en équipe et en toute intimité.
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Les sages-femmes de la Maison de naissance Côte-des-Neiges nous ont permis de vivre un petit miracle : accoucher à la maison en équipe et en toute intimité.

Lorsque nous avons pris la décision de donner naissance à notre premier enfant à la maison, nous n'avions qu'une vague idée de l'incroyable aventure qui nous attendait. Rien ne nous prédestinait à prendre cette voie. Les premiers suivis de grossesse se sont déroulés en clinique. Le caractère expéditif des rendez-vous -- entre cinq et sept minutes --, les réponses laconiques à nos questions et l'absence d'empathie de l'obstétricien nous ont toutefois laissés perplexes. Nous avions la désagréable impression, excusez le cliché, de n'être que des numéros.

Au terme du deuxième rendez-vous, l'idée de contacter la Maison de naissance Côte-des-Neiges a germé. Quelle fut notre chance d'apprendre qu'une place était disponible ! La première rencontre avec notre sage-femme Ariane a mis en lumière le contraste frappant avec les rendez-vous en clinique. L'échange a duré près de 45 minutes durant lesquelles la professionnelle a répondu à toutes nos questions, tant sur les plans physiques qu'émotionnels. La relation avec notre sage-femme et ses collègues de la maison de naissance s'est bâtie tout au long de la grossesse. De sorte que le jour J, même devant une mer d'inconnu, nous nous sentions déjà en confiance.

Ariane est débarquée dans notre appartement au beau milieu de la nuit, quelques minutes après que nous l'ayons averti de la perte des eaux. Dès son arrivée, la force tranquille qu'elle dégageait nous a enveloppés. Chacun de ses gestes et de ses indications dégageait un mélange de bienveillance et de confiance. Tout au long de l'accouchement, elle a fait montre d'une grande expertise, dosant savamment les techniques de poussée, les massages et les moyens à sa disposition pour diminuer la douleur. Elle a été rejointe par sa collègue Annie pour les dernières heures du travail. Jamais les deux sages-femmes n'ont laissé transparaître de signes d'inquiétude. Lorsque le travail se compliquait ou que la fréquence des contractions diminuait, elles multipliaient les encouragements et proposaient de nouvelles positions. À deux reprises, devant la lente progression de la sortie du bébé, elles ont évoqué la possibilité d'un transfert à l'hôpital. On sentait dans leur propos, non pas un constat d'échec, mais plutôt l'admission que l'accouchement est un processus tellement unique.

Notre petit bout d'homme est finalement venu au monde dans notre lit, à notre plus grand bonheur. Nous avons vécu un premier moment d'amour hautement intime avec notre enfant alors que les sages-femmes se retiraient dans une pièce voisine pour préparer le souper. Vous avez bien lu. Après avoir constaté que notre nouveau-né se portait bien, Ariane et Annie se sont éclipsées pendant deux heures pour nous permettre de partager entre nous ce contact privilégié. Nous étions déjà ébahis par ce « service après-vente » quand nous avons appris qu'une sage-femme nous visiterait à domicile, à trois reprises, pour effectuer les prochains suivis. Résultat, nous sommes entièrement consacrés à notre bébé depuis sa naissance, sans avoir dû quitter la maison pour quelque rendez-vous que ce soit.

Aujourd'hui, nous voulons rendre hommage à Ariane et Annie, ainsi qu'à toutes les sages-femmes de la province qui permettent à des couples de vivre des petits miracles au quotidien. Votre travail exceptionnel mérite d'être souligné, nous vous serons éternellement reconnaissants.

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