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Les 73 ministres de l'Éducation au Québec

Lorsque je l'ai questionné sur l'incohérence de ses politiques, Yves Bolduc m'a répondu sans rire qu'il appartenait maintenant aux commissions scolaires de décider des hausses de taxes scolaires et de choisir si elles voulaient étendre, diminuer ou même éliminer les services d'aide aux devoirs! Quel manque de!

En campagne électorale, les libéraux promettaient que le fardeau fiscal des Québécois ne serait pas augmenté, que les services aux élèves seraient protégés et que les programmes d'aide aux devoirs seraient étendus dans toutes les écoles primaires et secondaires.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une fois au pouvoir, le discours a changé...

Lorsque je l'ai questionné sur l'incohérence de ses politiques, Yves Bolduc, le ministre de l'Éducation, m'a répondu sans rire qu'il appartenait maintenant aux commissions scolaires de décider des hausses les taxes scolaires et de choisir si elles voulaient étendre, diminuer ou même éliminer les services d'aide aux devoirs!

Comment expliquer cette volte-face aussi spectaculaire qu'irresponsable?

Le choix de l'impuissance

Normalement, au Québec, les grandes orientations sont prises par le premier ministre et son cabinet. Une vingtaine de ministres ont des responsabilités bien définies et souvent, ils sont plus qu'heureux d'user de leur pouvoir pour orienter leur ministère selon leur expertise et leur vision... Quand ils en ont!

Dans le cas de l'Éducation, nous assistons à une situation inusitée: le ministre Yves Bolduc choisit de se délester de ses responsabilités et de ses engagements électoraux pour sous-traiter la gestion de ses compressions à des organismes qu'il qualifie de partenaires: les 72 commissions scolaires du Québec! Résultat: nous nous retrouvons avec l'équivalent de 73 ministres de l'Éducation; un qui a abdiqué de ses responsabilités et 72 présidents de commissions scolaires qui multiplient les hausses de tarifs, les coupures de services aux élèves et les directives administratives aux écoles.

Encore une fois, ce sont les élèves et les contribuables qui écopent

Pourtant, monsieur Bolduc s'est voulu rassurant quand il nous a affirmé avoir un genre de «contrat moral» avec les commissions scolaires; selon lui, elles sont «raisonnables» dans leurs hausses de taxes et de frais! Quant à sa promesse d'offrir aide aux devoirs dans toutes les écoles, le ministre libéral nous avoue candidement qu'il appartient à ses partenaires (les 72 autres ministres) de prendre à sa place la décision d'aller de l'avant ou non sur ces questions. Quel manque de leadership!

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