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31/03/2014 12:40 EDT | Actualisé 30/05/2014 05:12 EDT

Le problème de langue, et d'oreille, de Philippe Couillard

Après sa catastrophique déclaration au débat sur la nécessité pour chaque employé d'usine de connaître l'anglais, M. Couillard s'est fait expliquer la loi 101 par un de ses conseillers. Il a donc dit en point de presse vendredi ce qu'il fallait dire sur le droit de travailler en français. Malheureusement, sa correction a dépassé sa pensée.

Après sa catastrophique déclaration au débat sur la nécessité pour chaque employé d'usine de connaître l'anglais au cas où un acheteur étranger de passage voulait lui poser une question, M. Couillard s'est fait expliquer la loi 101 par un de ses conseillers. Il a donc dit en point de presse vendredi ce qu'il fallait dire sur le droit de travailler en français.

Malheureusement, sa correction a dépassé sa pensée. La sincérité avec laquelle il avait défendu le bilinguisme intégral sur la ligne de montage jeudi soir s'est exprimée à nouveau à Roberval vendredi lorsqu'il a ajouté:

«Quand on est à Val-d'Or, Roberval ou La Tuque, on ne trouve pas au coin de la rue un employé couramment bilingue. Il faut alors recruter hors de la région.»

D'abord, M. Couillard devrait savoir qu'on trouve aujourd'hui des Québécois bilingues dans toutes les régions du Québec. En nombre nettement suffisant, en tout cas, pour assumer les quelques fonctions qui nécessitent l'anglais dans les postes d'achat ou de vente ou de service à la clientèle. Ou pour servir d'interprète à un acheteur anglophone de passage.

Cette déclaration montre combien Philippe Couillard est hanté par ce qu'il estime être la nécessité d'un bilinguisme intégral sur les lieux de travail, et combien il serait dangereux pour le Québec d'avoir à sa tête quelqu'un qui a cette conviction et qui l'exprime à chaque détour.

Une revue de presse terrible

Des chroniqueurs aux horizons divers ont immédiatement saisi l'énormité du danger posé par la pensée linguistique du bon Dr Couillard. Dans le Journal de Montréal, Christian Dufour a assimilé sa déclaration à une « sorte de Speak White mondialisé, version 2014″.

Dans une dévastatrice « Lettre à Philippe Couillard » la d'habitude très posée éditrice de L'actualité, Carole Beaulieu, affirme qu'on « ne peut laisser entendre à tous les travailleurs du Québec qu'ils doivent être bilingues s'ils veulent un avenir. Ce serait retourner à la préhistoire linguistique. »

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