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13/06/2015 08:37 EDT | Actualisé 13/06/2016 05:12 EDT

Travailler ensemble pour un projet de société

Nous ne pouvons pas moderniser notre démocratie, briser le cynisme et ramener les citoyens à s'impliquer en politique si l'on ne fait pas tous partie de la solution.

L'annonce politique de la semaine, celle du retour de Gilles Duceppe dans l'arène politique, m'a inspiré une réflexion que je me permets de vous partager. Cette nouvelle est sans doute une bonne chose pour la santé et l'atmosphère politique au Québec. L'onde de choc qu'elle a créée a pour de bonnes raisons ramener la politique fédérale au centre de l'espace public.

Contrairement aux scandales, aux entorses à la démocratie, aux politiques d'austérité et aux comportements de démagogues auxquels nous ont habitués les manchettes décrivant les politiques conservatrices des dernières années, des thèmes comme; projet de société, unité, collaboration, ouverture ont été abordés tout en laissant de côté, quelques instants, la langue de bois et la vacuité abyssale qui ponctue trop souvent la politique.Il faut s'en réjouir puisque ces thèmes viennent à l'encontre du cynisme et de la désillusion et c'est ce contre quoi nous nous battons tous les jours chez Forces et Démocratie.

Je crois qu'il faut poursuivre sur cet élan. Il faut travailler sur l'espoir, travailler ensemble à moderniser nos institutions, nos régions, nos communautés, nos vies.Il faut faire en sorte qu'enfin la politique s'élève au-dessus de la ligne de parti, de la partisanerie et de la logique de l'affrontement et qu'enfin le citoyen, les régions et le bien commun soient au centre des discussions. Il faut éviter de faire de la politique de façon fratricide en s'opposant à tout ce qui ne vient pas de nous. Il faut travailler à se comprendre et à se reconnaitre tel que nous sommes plutôt que de nous opposer et nous diviser.

Depuis sa fondation en octobre dernier, Forces et Démocratie s'efforce de véhiculer un message constructif. Un message qui vient rompre avec les dogmes qui se sont instaurés au sein des grands partis fédéraux au fil de leur évolution. Effectivement, en s'empêtrant dans une logique sectaire et étroite les conservateurs, les libéraux et les néodémocrates ont construit des structures hiérarchiques rigides, centralisatrices et mésadaptées qui ne permettent pas de répondre aux besoins et aux particularismes qu'incarne la mosaïque sociale d'ici. En travaillant ensemble à moderniser nos institutions, nous pouvons remédier à cette situation.

Pour rapprocher la politique du citoyen, pour que tous participent à la construction d'une société plus juste et plus participative, il est impératif que nous nous unissions. Il faut accepter que des groupes puissent avoir un projet de société différent. Il faut comprendre leur volonté de voir ce projet se concrétiser et même de se permettre de leur venir en aide si cette démarche répond au bien commun. Il est nécessaire d'œuvrer en toute collégialité afin de créer un environnement qui permettra aux gens de construire des régions fortes autonomes et fières.

Nous ne pouvons pas moderniser notre démocratie, briser le cynisme et ramener les citoyens à s'impliquer en politique si l'on ne fait pas tous partie de la solution. Comme l'a écrit Alexis de Tocqueville, « il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d'hommes réunis que dans un seul ». C'est en se parlant et en laissant la porte toujours ouverte à la collaboration et au dialogue que nous pourrons construire un monde qui répondra réellement à notre volonté de devenir des humains épanouis heureux et consciencieux.

En somme, parce que l'humain est avant tout un « animal politique » qui ne peut vivre sans ses semblables, le bonheur se doit d'être conçu de manière collective. Le bonheur est par conséquent l'objet de la sphère politique et c'est l'affaire de tous de cultiver ce bonheur.

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