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01/04/2018 08:00 EDT | Actualisé 01/04/2018 08:00 EDT

Vincent le miraculé

Vincent dit que, même s'il semblait ne plus y avoir d'espoir, il n'a jamais cessé de croire qu'il allait s'en sortir.

Vincent Lemire

Je me souviendrai toujours de ce vendredi soir d'août 2014. Je revenais tout juste d'un magnifique voyage à Vancouver et voilà qu'une amie et ancienne collègue de travail m'écrit pour me dire que Vincent, son fils de 40 ans, est aux soins intensifs et qu'il ne passera pas le week-end.

Plus qu'une intuition, une conviction

Ma première réaction est évidemment la consternation. Je connais bien ses enfants et je n'ose m'imaginer le désespoir que l'on doit ressentir lorsqu'on sait qu'on va perdre l'un d'eux.

Mais voilà que j'entends dans ma tête une petite voix qui me dit : « Il va s'en sortir et sa vie ne sera plus jamais la même. » Je vous rassure ici; je ne souffre pas d'un quelconque problème mental, mais j'ai toutefois de fortes intuitions qui mentent rarement.

Cette fois-ci, ce que je pressentais dans toutes les fibres de mon corps, c'est « qu'il allait survivre ». C'était une conviction profonde qui ne provenait pas de mon mental, mais d'un espace beaucoup plus sage et intelligent à l'intérieur de moi.

Je me suis alors mise en retrait et j'ai sorti une prière sur laquelle j'étais tombée lors de mon voyage à Vancouver, prière qui, à la première lecture, avait provoqué d'étranges frissons tout le long de mon corps, me convainquant de son efficacité.

C'est donc pendant plusieurs jours que je me suis affairée à lire la prière en pensant à cette personne qui, visiblement, était condamnée à mourir.

Plus fort que la mort

Une semaine plus tard, pas de nouvelles... Je n'ose pas trop m'enquérir, car je me dis que, techniquement, il devrait être mort. Toutefois, j'envoie quelques mots sur Facebook... Mon amie me répond qu'ils ne comprennent pas ce qui se passe; son état s'est stabilisé et il est même sorti des soins intensifs. Wow.

Les semaines passent et, un soir, je reçois un message d'elle qui me dit que son fils a tellement pris du mieux, qu'il sera transféré dans un autre établissement pour commencer à faire de la réadaptation. (Je le précise; il était vraiment dans un piteux état : jaunisse, causée par une hépatite alcoolique.)

Une seconde chance

Vincent dit que, même s'il semblait ne plus y avoir d'espoir, il n'a jamais cessé de croire qu'il allait s'en sortir. Sa nièce avait besoin de son oncle préféré et il n'était pas question pour lui qu'il la prive de sa présence.

Aujourd'hui, ce grand gaillard est revenu à la vie, et ce, dans tous les sens du terme. Il affirme même se sentir plus vivant qu'à ses 20 ans. Plus que jamais, il croit en sa bonne étoile, en une force supérieure :

« Je suis conscient de la chance que j'ai. Lorsque je peux inspirer les gens à vivre leur vie pleinement et de façon positive, je les supporte toujours de mon mieux. C'est peut-être ma façon à moi de dire merci à la vie. Ça me permet de trouver le moyen de redonner aux gens que je rencontre et à qui la vie n'a pas toujours fait de cadeaux.

Lorsqu'ils savent jusqu'où je suis descendu et comment aujourd'hui ma santé physique, mentale et financière est rétablie, je réussis parfois à leur faire comprendre qu'ils ont eux aussi à l'intérieur d'eux la force de remonter la pente et même d'éprouver un plaisir à le faire.

Ce petit courant électrique qui nous traverse parfois le corps quand une intuition ou une émotion vient nous chercher par rapport à autrui, ça aussi ça me garde en vie. »

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