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15/04/2018 08:00 EDT | Actualisé 15/04/2018 08:00 EDT

Se rendre à la ligne d’arrivée

L'important, ce n'est pas d'accomplir une multitude de choses dans la vie, mais c'est de terminer tout ce qu'on entreprend.

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S'il est vrai que la vie va vite, il est aussi faux de croire que nous sommes à la merci du peu de temps qui nous est alloué.

Je pense que si nous nous arrêtons quelques minutes pour y réfléchir sérieusement, nous verrons que, bien souvent, il ne s'agit que d'une gestion inadéquate de nos périodes libres. Ce sont surtout les mauvais choix que nous faisons pour meubler celles-ci qui nous discréditent le plus.

Bien entendu, si nous devons nous occuper de deux ou trois enfants, les choix deviennent plus limités; j'en conviens. Toutefois, je nous invite tout de même à nous poser la question : Que faisons-nous de constructif, de valable, avec les heures disponibles qu'il nous reste à la fin de la semaine? Car si, justement, nous avons trop peu de temps, il devient doublement important d'en retirer le maximum.

Une poule pas de tête

Ce matin, je réalise que, sans trop m'en apercevoir, je me suis une fois de plus éloignée des buts et objectifs de ma vie. Comme tout le monde, je me suis mise à « juste respirer », c'est-à-dire à faire le minimum requis en entretenant ma routine boulot / dodo. Je suis retournée à un état d'automate, laissant le temps filer et, avec lui, les occasions et les opportunités qui peut-être ne reviendront pas.

Je suis retournée à un état d'automate, laissant le temps filer et, avec lui, les occasions et les opportunités qui peut-être ne reviendront pas.

En fait, je regarde les saisons passer et la venue de chacune d'elles fait toujours remonter en moi mille et un projets que je me promets de mettre en place, mais... ça n'arrive presque jamais. Du coup, je reporte à l'année suivante. Tout cela parce que je m'éparpille.

Je perds un temps précieux et incroyable à ne pas faire ce qui compte réellement. Je suis comme une poule pas de tête qui court à droite et à gauche, sans but précis.

Terminer ce que l'on commence

Lorsque nous entreprenons des choses importantes et significatives pour notre développement et cheminement personnel, trop souvent, nous abandonnons en cours de route. Est-ce parce que nous avons peur d'échouer? Ou peur de réussir? Ou est-ce, tout simplement, parce que nous n'avons jamais appris à dompter notre nature qui a tendance à toujours vouloir verser dans la procrastination. Demain, plus tard sont souvent les mots que nous favorisons.

La façon dont nous menons notre vie me fait penser à une course qu'on ne termine jamais.

La façon dont nous menons notre vie me fait penser à une course qu'on ne termine jamais. Chaque année, nous nous portons volontaires pour le départ – en mettant parfois beaucoup efforts pour nous y préparer -, mais nous ne nous rendons jamais au fil d'arrivée pour pouvoir recevoir la médaille si convoitée.

Cela me laisse avec un goût amer, une certaine tristesse au fond du cœur, car il n'y a rien qui ne peut nous rendre plus vivants que d'avoir des projets et de les rendre jusqu'au bout. Non seulement cela nous réconcilie-t-il avec la vie, mais cela nous réconcilie avec qui nous sommes, car nous réalisons que, même si rien n'est vraiment certain dans ce monde, nous pouvons toujours compter sur nous-mêmes en utilisant et développant nos qualités de détermination, de constance et de débrouillardise.

L'important, ce n'est pas d'accomplir une multitude de choses dans la vie, mais c'est de terminer tout ce qu'on entreprend.

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