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01/07/2018 07:30 EDT | Actualisé 01/07/2018 07:30 EDT

Qu'est-ce qui se cache derrière un trop-plein de susceptibilité?

Dernièrement, j'ai été amenée à vivre une situation dans laquelle on m'a jugée incroyablement facilement et rapidement.

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Dernièrement, j'ai été amenée à vivre une situation dans laquelle on m'a jugée incroyablement facilement et rapidement. Quelques mots de trop (ou plutôt pas les mots qu'il aurait fallu) et ça en était fait de l'image de moi qui, je dois dire, était encore en construction. Notre amitié naissante a donc pris le bord d'une certaine manière.

Euh...?

Vous pensez bien que j'ai essayé de clarifier la chose, mais lorsqu'une porte est fermée et l'autre ouverte, ça ne donne pas de bons résultats. Même les courants d'air ont de la difficulté à passer.

Cela m'amène à réaliser à quel point nous avons la gâchette rapide pour étiqueter les gens. Et je ne dis pas que cela ne m'arrive jamais...

J'ai trop longtemps agi pour ne pas déplaire et éviter d'être rejetée, et je me suis fait la promesse que ça n'arriverait plus.

Nous sommes tous plus ou moins sensibles à ce que nous avons vécu ou vivons dans le moment et, surtout, à ce que nous ne voulons pas ou plus revivre. De ce fait, nous regardons les gens avec des verres déformés et c'est souvent ce qui nous amène à tirer des conclusions hâtives.

Mon histoire et l'histoire de l'autre

En réalité, nous sommes probablement tous les deux fautifs dans cette histoire même si, chacun de notre côté, nous pensons avoir raison.

Pour ma part, je sais pourquoi j'ai voulu faire comprendre qu'on n'allait tout de même pas réfréner mon enthousiasme lorsque j'ai envie de l'exprimer. De son côté, il a probablement vu ma spontanéité comme quelque chose à craindre. Il est alors tombé sur la défensive.

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Ma réaction est motivée par plusieurs expériences. Au cours de ces dernières, je me suis souvent retrouvée à faire semblant de ne pas voir et de ne pas comprendre ce qui se passait et, de ce fait, à contenir ce que j'avais à dire. En fait, j'ai trop longtemps agi pour ne pas déplaire et éviter d'être rejetée et je me suis fait la promesse que ça n'arriverait plus. Alors marcher sur des œufs, pour moi, ça n'est plus du tout une option. J'ai plutôt tendance à les piétiner, les œufs. Façon de parler.

Quant à la réaction de l'autre personne, j'en déduis qu'il est ultra sensible à toute énergie d'affirmation ou de confrontation. Cela éveille en lui un malaise et il préfère prendre la fuite plutôt que d'accepter d'aller voir un peu plus loin ce qu'il en est réellement.

Vivre sur un terrain miné

Ça n'est pas facile de vivre avec une personne dont la particularité est d'être susceptible. Pas facile pour personne, ceux qui la côtoient tout comme ceux qui sont continuellement à fleur de peau.

Pour ma part, je n'ai pas trop envie de vivre sur un terrain miné, ne sachant pas quand je peux me permettre de dire ou de faire quelque chose de peur que ça me saute en plein visage.

De ce fait, je nous invite tous à revoir notre attitude et nos comportements, afin de déceler si nous n'avons pas un peu de ce trop-plein de susceptibilité qui nous empoisonne la vie et qui refroidit les autres dans leur désir de mieux nous connaître ou de nous côtoyer.

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