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05/01/2017 10:24 EST | Actualisé 05/01/2017 10:25 EST

Pourquoi avons-nous si mal?

Pourquoi sommes-nous accablés par la colère, par la tristesse, par le désespoir?  Pourquoi, depuis ce fameux incident, avons-nous de la difficulté à nous lever le matin, à faire nos journées et pourquoi n'arrivons-nous plus à dormir la nuit?

Pourquoi sommes-nous accablés par la colère, par la tristesse, par le désespoir?  Pourquoi, depuis ce fameux incident, avons-nous de la difficulté à nous lever le matin, à faire nos journées et pourquoi n'arrivons-nous plus à dormir la nuit?

Bien sûr qu'il y a une raison.  Que c'est la faute de quelqu'un ou d'une situation...  D'une certaine façon, nous n'avons pas tout à fait tort.  Mais, je vous l'apprends peut-être aujourd'hui, nous n'avons pas tout à fait raison non plus.

Ce que nous devons comprendre, c'est que ça n'a pas à être si difficile.  Ça n'a pas à nous prendre toute la tête et tout le cœur.  À moins que ce soit là ce que nous désirons réellement.  Mais j'en doute.

La grosse boule à l'intérieur de notre poitrine

Lorsque nous nous retrouvons face à une situation qui nous anéantit (perte d'un emploi, rupture amoureuse, trahison, revers de fortune), la plupart d'entre nous tombent littéralement dans un état léthargique.  Jusqu'à en oublier de respirer parfois. 

La raison en est fort simple, c'est la grosse boule à l'intérieur de notre poitrine qui sollicite désormais toute notre attention et qui contrôle nos actions et réactions.  Pour subsister, celle-ci a besoin de toute l'énergie disponible alors il nous en reste à peine pour alimenter notre cerveau et réfléchir correctement. 

En fait, nous sommes souvent en état de choc.  Un état qui, normalement, ne devrait durer que quelques heures, mais qui peut s'éterniser dans le temps parce que nous lui laissons le champ libre, tout simplement.

Il est vrai que certaines situations peuvent être extrêmement déstabilisantes, mais avons-nous déjà réfléchi au fait que si elles le sont autant, c'est parce que non seulement nous accueillons la douleur à bras ouvert et l'invitons à rester aussi longtemps qu'il lui plaira, mais nous finissons parfois par trouver certains avantages à sa présence dans notre vie. 

Inconsciemment, nous avons réalisé que, depuis notre peine d'amour par exemple, les gens autour de nous sont plus attentionnés.  Ou ça peut être parce que nous nous en voulons d'être un peu responsables de la rupture (ou nous imaginons l'être) et, de ce fait, pensons que nous méritons ce qui arrive.  C'est carrément de l'autopunition; la douleur sert donc d'expiation pour nos nombreuses fautes.

Ne pas plonger dans ce qui nous fait souffrir

Peu importe les raisons pour lesquelles nous restons dans le malaise, le fait est que la boule contrôlera notre vie tant et aussi longtemps que nous focaliserons sur elle. Mais ce que nous voulons, c'est être heureux, n'est-ce pas? Car notre peine ne servira jamais à punir l'autre pour le mal qu'il nous a fait, même si nous pensons souvent que ce sera le cas. En fait, ça ressemble plutôt au boomerang qui, une fois lancé, revient à son point de départ.

Il est temps d'arrêter de nourrir la bête. Car, de petit caniche apeuré qu'elle était au début, elle est devenue un monstre hideux dont nous avons perdu le contrôle. 

Je ne le dirai jamais assez; nous ne devrions jamais plonger à pieds joints dans ce qui nous fait souffrir, car, même si un psy vous dira probablement l'inverse, c'est dans l'action que se trouve la solution et non en procédant à une dissection des faits encore et encore. 

Je ne dis pas ici qu'il faut fermer les yeux sur les circonstances et ne pas faire un peu d'introspection pour comprendre pourquoi c'est arrivé et quelle était notre responsabilité dans ceci. Oui, c'est important d'arriver à comprendre l'enseignement derrière la circonstance, car c'est souvent ce qui nous libère. Toutefois, la méthode pour y arriver n'a pas à être de gratter le bobo pendant des lunes. Tout ce que cela fera, c'est de nous replonger dans le passé alors que c'est vers l'avenir qu'il faut se tourner, car c'est, ici et maintenant, que nous pouvons interagir pour changer le cours des choses.

Tout part toujours d'une simple pensée

Si nous savions à quel point ce n'est pas la situation qui importe, mais ce que nous pensons de celle-ci qui fait toute la différence. Cela a un impact déterminant sur notre façon d'y réagir. Cela décidera, par exemple, entre avoir les blues pendant quelques heures ou brailler sa vie en position de foetus pendant des jours. 

Il est donc incroyablement important de vérifier si l'angle que nous prenons pour analyser (pour interpréter ce qui nous arrive) est le bon ou si celui-ci nous donne une image déformée de la réalité. C'est la toute première chose à faire et elle est primordiale.

Les nombreux aléas de la vie m'ont aussi fait réaliser que nous devons apprendre à laisser aller. À faire confiance et à croire que ce qui nous arrive à un but, soit de nous enseigner quelque chose, soit de nous soustraire d'une situation qui n'est pas bonne pour nous. 

Et, en terminant, c'est définitivement en nous obligeant à bouger, à avancer, à nous changer les idées, à nous étourdir... que nous finirons par retrouver cette étincelle à l'intérieur de nous qui nous invite à repartir à la conquête de notre bonheur. Ce bonheur qui est parfois si près et qui ne demande qu'un peu d'attention de notre part pour se manifester.  

Il ne faut pas rester dans ce qui nous fait souffrir. Nous pensons souvent que c'est la fin, mais ce n'est que la conclusion d'un chapitre de notre vie. Il est tout simplement temps pour nous d'écrire de nouvelles pages à notre histoire.

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