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12/03/2017 08:08 EDT | Actualisé 12/03/2017 11:42 EDT

La rancune, je ne connais pas

Les personnes qui ont un certain problème de contrôle et de rigidité sont les plus susceptibles de développer de la rancune. Je dirais même qu'il s'agit là d'un de leurs principaux traits de personnalité.

J'ai sûrement visité toute la gamme des émotions plus d'une fois dans ma vie, mais je dois dire que la rancune, je ne connais pas. Du moins, si j'en ai déjà éprouvé, ça a duré un tour d'horloge? Bon, peut-être deux...

Je ne peux pas expliquer pourquoi il en est ainsi. Je suis née comme ça, j'imagine. Et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre!

Ou est-ce peut-être parce que j'ai compris que nous sommes tous des êtres humains, parfaitement imparfaits, et que nos gestes ou paroles sont dictés, la plupart du temps, par ce que nous sommes en train de vivre dans le présent. Et laissez-moi vous dire que « ce que nous sommes en train de vivre dans le présent » peut parfois changer une conversation agréable en une communication qui crache du feu. Il suffit que nous traversions une situation stressante, angoissante ou préoccupante et nous ne sommes plus la même personne.

Je suis celui que je juge

Chaque fois que je me surprends à porter un jugement sur quelqu'un, je fais l'exercice de voir si je n'ai pas déjà agi de la sorte dans ma vie. Et la plupart du temps, la réponse est oui.

Car même si nous refusons de l'admettre, nous ne sommes pas différents de ceux que nous jugeons rapidement et gratuitement, ou de ceux pour qui nous entretenons volontairement de la rancune. Je dis bien « volontairement », car la rancune est une émotion qui a besoin d'être alimentée pour survivre. Cela nous oblige donc à replonger dans la situation afin de nous persuader, encore et encore, que nous avons raison d'en vouloir à l'autre.

Mais que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre... Vous avez déjà entendu cela? Il y a quand même beaucoup de sagesse dans cette phrase, non?

Qu'est-ce que ça nous apporte

Je pense que la rancune est un sentiment qui nous lie totalement à l'autre alors qu'en fait, ce que nous voulons, c'est de voir cette personne sortir de notre vie.

Si nous pensons que d'en vouloir à quelqu'un, c'est de lui faire payer le mal qu'il nous a fait, nous sommes probablement celui ou celle qui en souffrira le plus.

Il y a donc un petit problème ici. Si nous pensons que d'en vouloir à quelqu'un, c'est de lui faire payer le mal qu'il nous a fait, nous sommes probablement celui ou celle qui en souffrira le plus.

À la limite, l'autre a probablement recommencé à vivre sa vie et ne pense plus du tout à ce qui est arrivé alors que nous sommes encore là à nous morfondre.

Les personnes qui ont un certain problème de contrôle et de rigidité sont les plus susceptibles de développer de la rancune. Je dirais même qu'il s'agit là d'un de leurs principaux traits de personnalité.

Ainsi, nous pouvons être dans leurs bonnes grâces aujourd'hui, mais nous pouvons nous attendre à être rapidement éjectés si nous faisons quoi que ce soit qui, selon leur perception, est inacceptable.

Tout cela est bien dommage, car de belles amitiés sont brisées à cause de ce manque d'ouverture que nous avons parfois.

Le jour où nous serons capables de reconnaître que tout n'est pas toujours aussi simple dans la vie et que chacun fait du mieux qu'il peut avec ce qu'il a appris et les défis auxquels il doit faire face, nous serons moins portés à cultiver la rancune.

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