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07/10/2018 06:00 EDT | Actualisé 07/10/2018 08:42 EDT

Être en couple, c’est trois bonheurs à gérer

Le piège, c'est de devenir deux étrangers parfaitement heureux vivant sous le même toit.

Lorsque nous sommes en couple, nous devons satisfaire trois bonheurs: le nôtre, celui de l'autre et celui de l'entité qu'on appelle «le couple».
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Lorsque nous sommes en couple, nous devons satisfaire trois bonheurs: le nôtre, celui de l'autre et celui de l'entité qu'on appelle «le couple».

Il y a quelques jours, j'étais avec des amis et l'un d'eux a posé une question plutôt inattendue, étant donné l'endroit et le moment dans lequel nous nous trouvions. Il a demandé à chacun: «Es-tu heureux dans ta vie présentement?»

Pour ma part, je pouvais tout de même répondre relativement rapidement et honnêtement, mais il reste que la question demandait tout de même un peu de réflexion.

Lorsque nous sommes en couple, nous devons satisfaire trois bonheurs: le nôtre, celui de l'autre et celui de l'entité qu'on appelle «le couple».

Étant la seule célibataire du lot, j'ai réalisé toutefois qu'il semble plus facile de répondre lorsque nous avons notre seul bonheur à gérer. Et c'est précisément là que j'ai allumé sur le fait que, lorsque nous sommes en couple, nous devons littéralement conjuguer avec le fait qu'il faut satisfaire trois bonheurs: le nôtre, celui de l'autre et celui de l'entité qu'on appelle «le couple».

Je n'avais jamais vu la chose de cette façon, mais maintenant que cette notion m'a traversé l'esprit, je comprends davantage pourquoi il est plus difficile de laisser entrer quelqu'un dans sa vie, de s'engager de façon sérieuse.

En fait, le contrat n'est plus du tout le même.

Une équation difficile à satisfaire

Il n'existe plus, le temps où nous fusionnions totalement dans la relation pour finir par n'être qu'une seule et même motivation. Aujourd'hui, nous revendiquons, chacun, notre droit d'exister en tant que personne unique qui a des besoins et des désirs différents. Mais comment arriver à composer avec les besoins et les désirs d'une autre personne, tout en nous assurant de maintenir l'harmonie dans la relation? C'est là que le défi se pointe.

Ça demande énormément de confiance en soi et d'équilibre (certains diront de détachement ou de manque d'intérêt) pour arriver à laisser l'autre être lui-même ou elle-même. On va se dire les vraies affaires: pour le commun des mortels, tomber en amour signifie aussi avoir peur de perdre l'élu de notre coeur. De ce fait, si les intérêts de chacun diffèrent énormément, il est possible qu'il s'installe une certaine crainte à voir notre partenaire s'éloigner de nous.

Et la communication dans tout ça?

Je crois, personnellement, que la formule magique pour arriver à avoir une vie de couple (et personnelle) satisfaisante n'existe pas vraiment. Toutefois, je suis certaine d'une chose: seule la communication peut faire en sorte que nous arrivions à mieux nous comprendre les uns les autres dans nos similitudes et dans nos différences. Sans elle, je ne vois pas comment nous pourrons arriver à resserrer les liens qui – au fil des problèmes qui se dresseront sur notre route – finiront par se «délousser».

Une question demeure: est-il possible de penser que si le bonheur de chacun est atteint, le bonheur du couple est automatiquement assuré?

Je pense sincèrement que lorsque nous apprenons à connaître l'autre par cœur, il est plus facile d'anticiper et de voir tout ce qui pourrait arriver de négatif et, ainsi, d'agir et d'interagir rapidement lorsque la tiédeur semble vouloir s'installer dans le couple. Mais une question demeure: est-il possible de penser que si le bonheur de chacun est atteint, le bonheur du couple est automatiquement assuré?

Je suis perplexe ici, car ça prend tout de même un point de ralliement permettant à chacun de venir à la rencontre l'un de l'autre. Le piège, c'est de devenir deux étrangers parfaitement heureux vivant sous le même toit.

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