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28/10/2018 06:00 EDT | Actualisé 28/10/2018 06:00 EDT

Difficile de penser à mieux, quand on vit le pire

Faire preuve de franchise, être honnête avec soi-même, c'est ce qui nous aidera à nous délivrer de toute situation contraignante.

S'ils sont ainsi sourds à nos mots, c'est qu'il n'y a plus de place dans leur tête pour laisser entrer d'autres informations, tellement la situation qu'ils sont en train de vivre est prenante.
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S'ils sont ainsi sourds à nos mots, c'est qu'il n'y a plus de place dans leur tête pour laisser entrer d'autres informations, tellement la situation qu'ils sont en train de vivre est prenante.

Je suis entièrement d'accord avec le fait qu'il est souvent plus facile d'être dans le fauteuil du spectateur que dans les souliers de l'acteur. De ce fait, nos grands discours, nos conseils ne sont pas toujours reçus à leur juste valeur parce que ceux à qui ils sont destinés ne sont, tout simplement, pas émotionnellement et psychologiquement ouverts à les recevoir.

S'ils sont ainsi sourds à nos mots, c'est qu'il n'y a plus de place dans leur tête pour laisser entrer d'autres informations, tellement la situation qu'ils sont en train de vivre est prenante.

Elle l'est parce que le drame — même s'il existe réellement — est maintes fois repassé sur leur écran mental, tant et si bien que l'image finit par être grossie et déformée.

Une situation, différents angles

Mais qu'en est-il vraiment de cette fameuse situation qui, souvent, est comme un raz-de-marée qui semble vouloir tout emporter sur son passage: nos rêves et notre foi.

Comment l'abordons-nous? Cette situation est-elle aussi laide et démoralisante que nous voulons bien la voir ou existe-t-il certains aspects que nous avons refusé d'aborder et d'envisager jusqu'à maintenant et qui, peut-être, contribueraient à simplifier ou améliorer un peu les choses?

Vous savez, l'entêtement y est souvent pour beaucoup dans le cas des situations qui ne se résolvent jamais.

Au cours de nos séances d'introspection, nous sommes-nous penchés vers les solutions potentielles ou avons-nous utilisé toute notre énergie à essayer d'appréhender le pire? Car, pour arriver à bien comprendre ce qui se passe réellement, il nous faut absolument admettre qu'une situation comporte plusieurs angles et, de ce fait, nous devons nous permettre de regarder chacune des possibilités.

Appréhender le pire, c'est se priver des solutions

Ça sera toujours un grand mystère d'arriver à comprendre pourquoi nous, êtres humains, voyons toujours tout ce qui pourrait arriver de mauvais avant de voir ce qui pourrait arriver de bon. Nous penchons naturellement vers ce que nous redoutons le plus.

Il faut habituer notre cerveau à accepter ce que nous refusons d'admettre, parce que la solution se trouve peut-être derrière cette porte que nous ne voulons pas ouvrir.

J'imagine que, lorsque nous sommes trop collés sur la situation, trop convaincus que nous devrons la subir —car c'est là notre seule option —, il devient impossible pour nous de voir et d'entendre tout ce qui pourrait améliorer les circonstances.

C'est pourquoi il est primordial de s'obliger à envisager tous les schémas, même ceux qui nous semblent totalement hors de question. Il faut habituer notre cerveau, petit à petit, à accepter ce que nous refusons d'admettre parce que la solution se trouve peut-être justement derrière cette porte que nous ne voulons pas ouvrir.

Faire preuve de franchise, être honnête avec soi-même, c'est ce qui nous aidera à nous délivrer de toute situation contraignante. Le déni, au contraire, nous emprisonne et nous empêche d'avancer.

Il arrive souvent que, dans nos prières ou nos pensées, nous demandons de l'aide ou de mieux comprendre ce qui nous arrive et pourquoi ça nous arrive. Et si, justement, la réponse nous était donnée sous la forme de tous ces discours et conseils que nous prodigue notre entourage? Alors, pourquoi vouloir rester campés sur nos positions et les ignorer?

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