LES BLOGUES
23/04/2017 08:25 EDT | Actualisé 23/04/2017 08:28 EDT

Démissionner de sa vie

On ne va pas se leurrer; nous sommes tous en quête de bonheur. Les milliers de livres qui sont écrits et qui s'écrivent chaque jour en sont la preuve.

Je ne dis pas que nos parents et grands-parents étaient plus heureux que nous, mais je pense qu'ils étaient un peu moins confus et tourmentés.

En regardant autour de moi, je ne peux que réaliser à quel point les gens sont de plus en plus portés à vouloir démissionner de leur vie. Ils n'arrivent plus à fonctionner. Que ce soit dans le cadre de leur travail ou dans leur rôle de conjoint ou de parent. Ils tombent dans une grande déprime qui finit par les paralyser totalement. Ils se mettent donc en retrait de la société pour quelques semaines, quelques mois et, parfois même, des années.

Nous ne voulons plus simplement FAIRE, mais nous voulons ÊTRE

Je me suis longuement questionnée sur le sujet. J'ai essayé de comprendre exactement ce qu'il en était, moi qui, je dois l'avouer, ai fait une sortie de route de quelques mois, il y a plusieurs années.

Puis, je crois avoir compris. Je crois savoir ce qu'il en est. À la différence de nos parents (mais surtout de nos grands-parents), nous n'arrivons plus à nous contenter de FAIRE. Nous avons aussi besoin d'ÊTRE.

Les personnes qui nous ont précédés focalisaient presque exclusivement sur leurs besoins physiques. Par exemple, ils trimaient dur chaque jour pour pouvoir mettre de quoi manger sur la table. Ils n'avaient pas le temps ni le loisir de s'adonner à de l'introspection. Ou, si jamais ça leur arrivait, ils savaient trop bien comment faire taire les voix. C'était des gens d'action, appelés à vivre intensément dans l'ici et dans le maintenant.

Les personnes qui nous ont précédés focalisaient presque exclusivement sur leurs besoins physiques.

Toutefois, pour nous, c'est différent. Nous sommes à la recherche de notre identité: «Qui suis-je? Qu'est-ce que je veux réellement? Quel est le but de mon passage sur cette Terre?» Ce sont là des questions fort légitimes, mais qui, sans réponses, deviennent de grandes sources de frustration et de démotivation.

Nous découvrons notre nature spirituelle

J'ai l'impression que nous sommes en train de vivre une transition importante. Nous bâtissons présentement le pont qui nous permettra de mieux accéder à notre nature spirituelle. Mais cela ne se fait pas sans souffrance. Cet éveil spirituel est inconfortable et, malheureusement, nous fait même souvent douter de notre santé mentale ou émotionnelle. «Qu'est-ce qui se passe avec moi? Qu'est-ce qui m'arrive?»

Mais, en réalité, nous sommes tout à fait normaux. Nous nous réveillons tout simplement. Nous vivons de grandes prises de conscience qui, pour y accéder, nous obligent souvent à passer par des états de totale confusion.

Encore là, tout finit toujours par passer. Il ne faut pas crier à la panique, mais simplement apprendre à apprivoiser cette nouvelle personne en nous qui tente d'émerger. C'est un peu comme si nous étions en train de venir au monde à nouveau, mais, cette fois-ci, avec une vision plus juste de ce que la vie devrait être pour nous.

On ne va pas se leurrer; nous sommes tous en quête de bonheur. Les milliers de livres qui sont écrits et qui s'écrivent chaque jour en sont la preuve.

Écoutons simplement ce que notre âme et notre cœur essaient de nous dire avec insistance. Permettons-nous d'accueillir l'inconfort que ce passage nous amène à vivre puisqu'il est rempli d'enseignements précieux.

Laissons-nous guider et traversons le pont avec la certitude qu'il y aura, à l'autre bout, la plus belle des récompenses.

LIRE AUSSI:

» Je mérite tellement mieux

» Nous ne voulons pas simplement être compris

» Quand tout va mal, c'est bon signe

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST