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12/11/2016 11:03 EST | Actualisé 12/11/2016 11:03 EST

Ce que nous rêvions de devenir

Ce que nous avons rêvé de devenir lorsque nous étions enfants est souvent, pour certains d'entre nous, le seul indice que nous possédons pour savoir exactement qui nous sommes et ce que nous sommes venus accomplir sur cette terre.

Ce que nous avons rêvé de devenir lorsque nous étions enfants est souvent, pour certains d'entre nous, le seul indice que nous possédons pour savoir exactement qui nous sommes et ce que nous sommes venus accomplir sur cette terre.

Ce qui nous fait vibrer

Pour ma part, j'ai découvert très tôt ma fascination pour les mots. J'avais tout juste 10 ans en fait. C'était comme si quelqu'un me soufflait les phrases à l'oreille et cette personne ne se préoccupait guère de savoir si mes deux index arriveraient à tenir la cadence sur la dactylo de ma soeur. La voix de l'inspiration enchaînait phrase après phrase alors que mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Pas seulement à cause du stress provoqué par son débit rapide et le fait que cette voix continuait à dicter même lorsque j'essayais de décoincer les barres à caractère, mais parce que je réalisais que j'arrivais à former des phrases avec des mots dont je n'étais même pas certaine de connaître la signification. C'était quelque chose!

Si nous avons rêvé de piloter un avion, de devenir médecins, d'avoir notre propre restaurant ou salon d'esthétique, ce n'est sûrement pas le fruit du hasard. Malheureusement, en grandissant, nos décisions sont influencées par l'obligation de faire ce qui sera le mieux pour notre avenir. Il s'agit d'un raisonnement purement cérébral. Rien à voir avec ce qui nous anime, nous motive et nous fait vibrer.

Négliger ce qui nous stimule

Lorsque nous choisissons de faire ce qui est le mieux en négligeant de considérer ce qui nous stimule, c'est comme si nous coupions le cordon qui nous fournit en énergie vitale. Du coup, nous perdons tout enthousiasme et toute motivation. Nous apprenons alors à fonctionner sur nos réserves. Mais combien de temps pourrons-nous tenir?

Ainsi, nous essayons de devenir un avocat parce que c'est ce que nous sommes dans la famille depuis des générations. Nous essayons d'avoir rapidement un emploi stable parce que cela rassure nos parents. Nous essayons de nous engager dans une relation sérieuse parce qu'à notre âge, c'est tout à fait normal. Nous essayons de fonder une famille parce que ça va de soi. Et ainsi de suite.

Nous allons à l'encontre de notre essence en croyant à tort que nous n'avons pas le choix, mais, en fait, nous avons et aurons toujours le choix.

Peu importe le nombre d'arguments que nous pourrons élaborer pour nous convaincre du contraire, il vient toujours un moment dans la vie où de nouvelles opportunités se présentent à nous. Il y a toujours une deuxième chance qui nous est offerte pour prendre, cette fois-ci, la bonne décision.

Nous devons apprendre à nous choisir, car si nous pensons arriver à nous débarrasser de cette chose qui manque à notre bonheur, elle finira toujours par revenir sous la forme d'un vent de tristesse et de regret.

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