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5 conseils pour prendre la bonne décision au bon moment

En matière de prise de décision, il est une idée qui a la vie dure : pour faire le bon choix, il faut prendre son temps et bien réfléchir.
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En matière de prise de décision, il est une idée qui a la vie dure : pour faire le bon choix, il faut prendre son temps et bien réfléchir. Laurent Faibis, dirigeant de l'institut d'études économiques Xerfi, est loin d'être du même avis: "faire une colonne avec les inconvénients d'un côté, les avantages de l'autre, et puis comparer les deux, ça ne marche pas. De toute façon, même si je voulais le faire, je n'en aurai pas le temps!" confie le chef d'entreprise. Confronté quotidiennement à des choix stratégiques à faire, il précise: "Bien entraînée, la méthode intuitive est beaucoup plus efficace".

Un patron qui recourt à l'intuition pour prendre ses décisions... Une idée saugrenue? Pas vraiment. Pour preuve, une enquête menée à la fin des années 90 par Jagdish Parikh, chercheur de Harvard. 80% des 13.000 cadres dirigeants interrogés attribuent justement leur succès à leur intuition. L'art de prendre de bonnes décisions, dans sa vie professionnelle ou privée, n'est donc pas qu'une question de raison pure. Au contraire : cela demande d'abandonner quelques idées reçues et de suivre des chemins parfois inédits. Voici quelques conseils à suivre si l'aventure vous tente.

Conseil n°1 : Ne vous embarrassez pas d'informations inutiles

"La profusion d'informations engendre une pauvreté de l'attention" résume le prix Nobel d'économie Herbert Simon. Les chercheurs en neurosciences ont ainsi observé que plus nous amassons des données sur un sujet, plus nous courrons le risque de nous éloigner de l'essentiel. Il devient alors difficile de distinguer ce qui est vraiment important de ce qui ne l'est pas. En cause : notre cerveau. Si performant soit-il, notre cortex pré-frontal, responsable de nos raisonnements, ne peut gérer qu'une certaine quantité d'informations à la fois. Il va avoir tendance à retenir certains éléments et pas d'autres. Exemple : vous visitez une maison ou un appartement en vue d'un achat. Vous vous laissez séduire la présence de deux salles de bains, la peinture toute fraîche, le système domotique ultra perfectionné etc. et vous oubliez l'essentiel: ce logement se trouve à deux heures de votre travail et vous détestez ce quartier...

Conseil n°2 : Ecoutez vos émotions et leurs signaux corporels

Non, les émotions ne sont pas l'ennemi de la raison. Au contraire, elles sont un système perfectionné d'alerte, susceptible de donner des informations précieuses sur une situation donnée. Et destiné à nous faire bouger : émotion vient du latin motio = mouvement. Vous vous sentez excité, heureux, éprouvez un grand bien-être à l'idée de faire ceci ou cela? Au contraire, vous ressentez de la tristesse, de l'hésitation, de la nostalgie, un sentiment de malaise ou une peur diffuse à l'idée de prendre telle décision? Ces émotions sont un indicateur dont vous devez tenir compte. Les signaux corporels qui les accompagnent peuvent vous y aider. Plaisants ou déplaisants, apprenez à les repérer : tension ou détente musculaire, estomac en pelote, frissons, douleur de tête, chair de poule, accélération cardiaque etc. En la matière, chacun a sa propre grille de lecture. Pour se décider, Richard Branson, le PDG de Virgin, se base sur l'excitation ressentie -ou pas- par la proposition qui lui est faite. L'homme d'affaires hongrois Georges Soros lui, avoue se fier à son mal de dos, exactement proportionnel au risque d'un placement financier!

Conseil n°3 : Sortez prendre l'air !

Vous ne savez pas quelle décision prendre ? Tout est flou ? Vote cerveau carbure à plein régime, mais à vide ?... Faites comme Mozart, qui trouvait l'inspiration lors de promenades, et sortez prendre l'air ! Outre l'effet stimulant sur notre cerveau, mieux irrigué et oxygéné, une petite marche décentre notre attention et nous libère du stress. Elle nous permet d'y voir clair. Pour qu'elle soit vraiment bénéfique, sortez les mains dans les poches. Ne prenez pas votre portable ou coupez-le. Flânez au hasard de vos envies, faites du lèche vitrine sans rien acheter, asseyez-vous sur un banc, sifflotez... Laissez-vous guider là où vous avez envie d'aller, sans réfléchir. Cherchez à entendre, voir, sentir des sons, des détails, des odeurs que vous n'aviez encore jamais remarqué. Laissez-vous surprendre. LA bonne idée pourrait alors bien surgir au détour d'une rue, ne la laissez pas passer!

Conseil n°4 : Tendez l'oreille aux messages matinaux

Soyez sûr qu'en background, votre intelligence inconsciente sait quelle est la bonne décision. Et si vous essayiez de lui tendre une oreille bienveillante ? L'une des solutions solution consiste à capturer les messages émis en phase de réveil matinal. Pendant cette période particulière qui dure environ une dizaine de minutes, notre cerveau émet des ondes thêta et alpha, spécifiques des états de conscience modifié, de relaxation profonde et de méditation. Des informations clé émergent à ce moment là. Elles peuvent être très pragmatiques ('zut, j'ai oublié de répondre au mail de X!'), ou plus stratégiques en nous éclairant sur une problématique (c'est le fameux 'mais oui, c'est bien sûr !'). Pour les capturer, activez dans un coin de votre tête cette fonction tout en restant endormi. Laissez émerger ces idées à la surface de votre conscience. Si besoin, notez ces idées au saut du lit pour ne pas les oublier ensuite.

Conseil n°5 : Faites le test du "je le sens ou je le sens pas?"

Parfois, nous n'avons pas le temps de réfléchir pour prendre une décision. Nous agissons alors par 'instinct', au 'feeling', 'avec les tripes'... Et ça tombe bien : les recherches récente menées en neurosciences nous révèlent que ces décisions intuitives sont souvent les meilleures, en particulier lorsqu'elles concernent un domaine d'expertise que nous connaissons bien, une situation de danger ou d'urgence. Ainsi, votre intuition ou -intelligence inconsciente-, est potentiellement capable de vous guider vers les bons choix, encore faut-il lui donner l'occasion de s'exprimer. Pour la contacter, prenez un instant pour vous centrer, par exemple en respirant profondément. Puis posez-vous cette simple question, à laquelle vous ne pouvez répondre que par oui ou non: "Est-ce que je le sens ou pas?".

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